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mardi 5 avril 2011

Une liste de candidats à la présidence d'Areva remise à Sarkozy


Une liste de candidats présélectionnés par le conseil de surveillance d'Areva pour assurer la présidence du directoire du groupe a été déposée sur le bureau de Nicolas Sarkozy, écrit mardi Libération, qui cite un proche du chef de l'Etat.
Outre Anne Lauvergeon, l'actuelle présidente du spécialiste du nucléaire, figurent sur cette liste, selon le quotidien : Hervé Guillou, cadre dirigeant de l'activité défense d'EADS, Marwan Lahoud, directeur délégué de la stratégie d'EADS, et Isabelle Kocher, directrice de la Lyonnaise des Eaux (groupe Suez Environnement).
Libération ajoute qu'une "option en interne" a aussi été retenue, celle de Luc Oursel, directeur général délégué.
"Si Jean-Cyril Spinetta, le président du conseil de surveillance d'Areva, penche en faveur d'un maintien de Lauvergeon, René Ricol, administrateur et proche de Nicolas Sarkozy, milite pour son remplacement", poursuit Libération.
Personne n'était joignable chez Areva dans l'immédiat pour commenter cette information.

La Bourse de Tokyo termine en baisse, Tepco au plus bas


La Bourse de Tokyo a fini en baisse de 1,06% mardi, dans un contexte marqué par la poursuite de la plongée du titre Tokyo Electric Power, l'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima, qui a touché en séance un plus bas historique.
L'indice Nikkei a perdu 103,34 points à 9.615,55 et le Topix, plus large, a cédé 12,59 points (1,46%) à 847,16.
Ce repli suspend le rebond observé à la Bourse de Tokyo au terme duquel l'indice Nikkei s'était approché de sa moyenne mobile sur 200 jours de 9.822 points. Mais ce niveau, comme celui des 9.800 points, s'avère critique pour un marché qui cherche encore à évaluer l'impact exact du séisme du 11 mars.
Noircissant le tableau, l'action de Tokyo Electric Power a plongé de plus de 18%, terminant à 362 yens, un niveau inférieur à son plus bas historique, touché en 1953 à 380 yens, en raison des craintes entourant l'avenir de la centrale de Fukushima.
Après la clôture, le groupe a déclaré que l'impact de la crise nucléaire n'était pas encore connu avec exactitude tout en reconnaissant que la situation était grave.
"Le Nikkei a nettement reculé avant de bénéficier d'un rebond rapide. C'est normal. Mais à présent, on commence à évaluer les fondamentaux et cela va progressivement faire baisser les indices", a commenté Norihiro Fujito de Mitsubishi UFJ.

Les valeurs à suivre à la Bourse de Paris


Les valeurs à suivre mardi à la Bourse de Paris.
* CAPGEMINI a annoncé mardi l'acquisition de deux sociétés françaises, Artesys et Avantias, pour 40 millions d'euros au total, confirmant ainsi une information des Echos.
* AREVA - Une liste de candidats à la présidence du directoire du groupe de nucléaire a été déposée sur le bureau de Nicolas Sarkozy, écrit Libération, qui cite un proche du chef de l'Etat et indique qu'Anne Lauvergeon y figure.
* PSA PEUGEOT CITROËN - GEFCO, filiale à 100% du constructeur automobile, a signé avec les fonds italiens Venice et RP3 un contrat d'acquisition de leur part de 70% dans le capital de Gruppo Mercurio.
* TECHNIP a dit avoir remporté un contrat auprès de RWE Dea pour le développement du gisement gazier Clipper South en mer du Nord.
* FLEURY MICHON a annoncé avoir conclu, avec son partenaire italien Beretta, un protocole d'accord en vue de l'acquisition de 80% du capital de FRES.CO, leader italien du traiteur frais, à travers sa filiale Piatti Freschi Italia détenue à 50-50 par Fleury Michon et Beretta. L'acquisition devrait permettre de dégager des synergies commerciales et opérationnelles entre PFI et FRES.CO, selon le communiqué.
* PERNOD RICARD a annoncé lundi soir la cession au japonais Suntory Holdings de sa participation minoritaire dans le capital de la société japonaise, pour 4,66 milliards de yens (40 millions d'euros).
* SCHNEIDER ELECTRIC a dit avoir acquis la société américaine Lee Technologies spécialisée dans la gestion et les services pour les centres de données.
* VIVENDI. Le président du directoire Jean-Bernard Lévy a déclaré lors d'une conférence téléphonique avec des analystes qu'il ne fallait pas s'attendre à une hausse "marquée" du dividende. 

* RHODIA. A la suite de l'OPA amicale de Solvay sur Rhodia, Moody's a placé sous surveillance la note "Ba3" de Rhodia en vue d'un relèvement, alors que celle de Solvay (à "A3") est sous surveillance en vue d'un abaissement.
* TECHNICOLOR a annoncé lundi avoir finalisé la vente des activités transmission de Grass Valley à Parter Capital Group.

Cap Gemini acquiert deux sociétés pour 40 millions euros


Cap Gemini a annoncé mardi l'acquisition de la totalité du capital de deux sociétés françaises, Artesys et Avantias, pour un montant de 40 millions d'euros, confirmant une information publiée dans Les Echos.
Artesys est spécialisé dans la conception de solutions d'infrastructures informatiques tandis qu'Avantias édite des solutions d'analyse et de gestion de données informatiques pour les entreprises et les administrations.
"Ces deux opérations renforcent les positions du groupe sur deux marchés particulièrement dynamiques en France et participent pleinement à son programme de croissance", lit-on dans le communiqué.
Le taux de marge opérationnelle combiné de ces deux sociétés est comparable à celui du groupe, souligne le premier groupe européen de services informatiques.
Ces opérations seront financées par la trésorerie de l'entreprise, ajoute Cap Gemini.
Artesys a réalisé en 2010 un chiffre d'affaires de 25 millions d'euros. Celui d'Avantias a totalisé 13,6 millions d'euros. L'acquisition de cette entreprise n'inclut pas Galigeo, une filiale spécialisée en géo-intelligence.

Gefco de PSA Peugeot Citroën va acquérir 70% de Gruppo Mercurio


Le groupe de logistiques Gefco, filiale de PSA Peugeot Citroën, a signé avec les fonds italiens Venice et RP3 un contrat d'acquisition de leur part de 70% dans le capital de Gruppo Mercurio, un spécialiste italien du transport et de la distribution de véhicules.
Mercurio a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 127 millions d'euros.
Cette opération permettra à Gefco d'accélérer son développement dans la logistique automobile aval et de poursuivre la diversification de son portefeuille clients et son développement à l'international, explique PSA Peugeot Citroën dans un communiqué.
"Des synergies substantielles avec Mercurio permettront également à Gefco de renforcer la compétitivité de son réseau européen", ajoute le groupe.
L'opération est soumise à l'accord des autorités de la concurrence compétentes.

Moody's baisse la note du Portugal, plan d'urgence évoqué


L'agence de notation Moody's a annoncé mardi avoir abaissé d'un cran la notation obligataire du Portugal, estimant que le nouveau gouvernement au pouvoir devra demander une aide financière d'urgence à l'Union européenne (UE).
Moody's a ramené la note souveraine portugaise à long terme à Baa1, contre A3 auparavant, et a maintenu une perspective négative.
L'agence précise que d'éventuelles nouvelles baisses de note dépendront de la capacité du nouveau gouvernement à s'assurer un financement à moyen terme.
"Moody's estime que les coûts de financement actuels atteignent des niveaux insoutenables, même à court terme", apprend-on dans un communiqué.
"L'abaissement limité de la note à Baa1 décidé aujourd'hui reflète le sentiment de Moody's que les autres membres de la zone euro apporteront une aide si le Portugal a besoin d'un financement d'urgence avant de pouvoir obtenir une aide du Fonds européen de stabilité financière (FESF).
A la suite de cette annonce, l'euro reculait, à environ 1,4172 dollar.
Les marchés financiers sont convaincus que Lisbonne va être contraint de demander une aide financière à l'UE et au Fonds monétaire international (FMI), à l'instar de la Grèce et de l'Irlande.
Le Premier ministre sortant José Socrates, qui a démissionné le mois dernier à la suite du rejet par le Parlement de son plan d'austérité, a pourtant mis un point d'honneur à ne pas solliciter une aide internationale.
Le président portugais Anibal Cavaco Silva a dissous le parlement la semaine dernière et a appelé à des élections législatives anticipées le 5 juin.
Le Portugal a probablement la capacité de se financer au cours des huit prochaines semaines - le pays doit refinancer 4,3 milliards d'euros de dette en avril et 4,9 milliards en juin - mais le coût de ces opérations devrait être extrêmement élevé.

La Bourse de Paris hésitante à l'ouverture, STMicro en hausse

La Bourse de Paris a ouvert sur une note hésitante mardi, l'abaissement de la note obligataire du Portugal par Moody's alimentant notamment les craintes des investisseurs sur les finances des pays de la zone euro à l'avant veille de la réunion de la Banque centrale européenne.
Vers 9h20, l'indice CAC 40 gagnait 0,02% à 4.043,74 points, après avoir ouvert en baisse de 0,08%. Depuis le 16 mars l'indice phare de la place parisienne a pris plus de 9%.
Du côté des valeurs, StMicroelectronics enregistre la plus forte hausse du CAC 40, en s'adjugeant 3,48% à 9,089 euros, soutenu par l'OPA de Texas Instruments sur National Semiconductor pour un montant de 6,5 milliards de dollars (4,6 milliards d'euros).
A l'inverse, les valeurs financières sont pénalisées par la décision de Moody's d'abaisser la note obligataire du Portugal, Société générale abandonnant ainsi 0,86% tandis que BNP Paribas et Axa cèdent respectivement 0,66% et 0,1%.
Les autres grandes places européennes évoluent également sur une note hésitante, Londres perdant 0,1% alors que Francfort progresse de 0,06% Du côté des indices paneuropéens, l'EuroStoxx 50 perd 0,1% mais l'EuroFirst 300 gagne 0,12%.
L'euro perd du terrain face au dollar en cédant 0,11%, à 1,4201 dollar.
Le baril de brut léger américain recule de 0,3% à 108,14 dollars.

Croissance accélérée dans les services en mars en France


La croissance de l'activité dans le secteur des services en France s'est encore accélérée en mars pour atteindre son rythme le plus élevé depuis août dernier, montrent mardi les résultats définitifs de l'enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d'achats.
L'indice PMI des services est monté à 60,4 contre 59,7 en février. Une première estimation l'avait donné à 60,7 le 24 mars.
Sa progression, explique Markit, a été soutenue par la forte hausse des nouvelles affaires, au plus haut depuis près de quatre ans et demi. La croissance de l'emploi dans les services s'est elle légèrement ralentie.
L'indice PMI composite, qui regroupe services et industrie manufacturière, a parallèlement atteint 59,1 en mars (contre 59,6 en version flash et 59,0 en février), là encore son plus haut niveau depuis août.
"Soutenue par une forte expansion du secteur des services, la croissance de l'activité globale s'accélère en mars, les dernières données PMI étant conformes à un taux de croissance trimestriel du PIB de l'ordre de 0,7%-0,8 % au premier trimestre 2011", commente Jack Kennedy, économiste chez Markit.
La Banque de France, qui publiera vendredi matin ses enquêtes de conjoncture pour le mois de mars, prévoit pour l'instant une croissance de 0,8% du produit intérieur brut (PIB) pour les trois premiers mois de l'année.

Tepco à un plus bas historique, les résultats reportés


L'action Tokyo Electric Power a terminé mardi à un plus bas historique, les investisseurs nourrissant de plus en plus de doutes sur les capacités de l'opérateur japonais de centrales nucléaires à faire face au coût financier de la catastrophe nucléaire.
Selon le journal Yomiuri, Tokyo Electric Power, Tepco, devrait commencer à indemniser les personnes contraintes de quitter leurs maisons ou qui ont subi d'autres pertes avant même que soit évaluée l'étendue des dégâts imputables à l'accident nucléaire qui a touché la centrale Fukushima-Daiichi, endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars.
L'action du groupe a terminé mardi en baisse de 18,1% à 362 yens, un niveau inférieur au plus bas de 393 yens touché en décembre 1951, selon des données Thomson Reuters.
L'action a chuté de plus de 80% depuis le séisme du 11 mars. Les investisseurs se demandent si le gouvernement ne tarde pas trop à entreprendre le sauvetage de la société avec à la clé une possible nationalisation.
"Si l'on réfléchit à toutes les personnes et à toutes les entreprises qui ont été affectées par l'accident et aux indemnités qui devront être versées, il est impossible que les actionnaires soient pleinement protégés", a souligné Norihiro Fujito de Mitsubishi UFJ Morgan Stanley Securities.
Bank of America-Merrill Lynch juge que les indemnités que Tepco devrait avoir à verser pourraient atteindre 130 milliards de dollars (91,6 milliards d'euros).
Le groupe a annoncé mardi le report de la publication de ses résultats financiers au mois de mai au lieu du 28 mars, ce qui doit lui donner le temps d'évaluer l'impact de l'accident.
L'exploitant de la centrale a été contraint de rejeter de l'eau dans l'océan Pacifique et s'emploie toujours à colmater une fuite radioactive par tous les moyens, même les plus dérisoires.
Selon un conseiller du Premier ministre Naoto Kan, plusieurs mois pourraient être nécessaires pour y parvenir et peut-être encore davantage pour reprendre le contrôle du site.

Koichi Nakamura, directeur général adjoint de l'Agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle (Nisa) n'a en outre pas exclu que les autorités étendent à terme la "zone interdite" de 20 km autour de la centrale. "Pour l'instant, nous ne le ferons pas. Mais cela ne veut pas dire que cela ne changera pas."
Au cours du week-end, les ingénieurs ont injecté un mélange de sciure, de journaux, de polymères et de ciment dans la fissure découverte dans un puits de béton du réacteur n°2.
Mais ils ne parviennent toujours pas à localiser l'origine exacte de la fuite radioactive. Ils ont recouru lundi à des produits chimiques comme des sels de bain, qui produisent une couleur laiteuse, afin de détecter la brèche.

EDF et GDF Suez pénalisés en Bourse par l'annonce de Matignon


Les actions EDF et GDF Suez sont en nette baisse mardi à la Bourse de Paris, pénalisées par l'annonce du gouvernement français sur le gel du prix du gaz en juillet et la hausse des tarifs de l'électricité inférieure à 3%.
Vers 11h00, le titre EDF perdait 2,98% à 28,665 euros et GDF Suez 2,94% à 27,445 euros, accusant ainsi les deux plus fortes baisses de l'indice CAC 40, en repli de 0,56% au même moment.
"EDF et GDF baissent à cause de l'annonce du gouvernement sur les prix du gaz et de l'électricité", explique un analyste sous couvert d'anonymat. "Mais pour les prix de l'électricité, on n'a pas de détail, on ne sait pas vraiment quel type de tarif cela concerne. On est dans le flou."

Les valeurs à suivre à la Bourse de Paris à la mi-séance


Les valeurs à suivre mardi à la Bourse de Paris, où l'indice CAC 40 recule de 0,55% à 4.020,69 points vers 12h30 après une ouverture hésitante, pénalisé par l'abaissement d'un cran de la note du Portugal par Moody's, à Baa1 .
* EDF et GDF SUEZ perdent 3,3%, accusant ainsi les plus fortes baisses du CAC 40 alors que le gouvernement a annoncé le gel du prix du gaz en juillet et une hausse des tarifs de l'électricité inférieure à 3%.
* Les VALEURS BANCAIRES sont pénalisées par la décision de Moody's d'abaisser la note du Portugal, CREDIT AGRICOLE abandonnant 2,35%, SOCIÉTÉ GÉNÉRALE 2,02% et BNP Paribas 1,46%.
* PERNOD RICARD abandonne 1,29%. Le groupe a annoncé lundi soir la cession à Suntory Holdings de sa participation minoritaire dans le capital de la société japonaise, pour quelque 40 millions d'euros.
* A rebours de tendance, STMICROELECTRONICS (+2,74%) signe la plus forte hausse du CAC 40, soutenu par l'OPA de Texas Instruments sur National Semiconductor pour 6,5 milliards de dollars (4,6 milliards d'euros), qui relance les spéculations sur le secteur.
A Francfort, Infineon Technologies gagne 2,4%, alors que l'indice Stoxx regroupant les valeurs technologiques européennes progresse de 0,58%.
* PSA PEUGEOT CITROËN progresse de 0,54%. GEFCO, filiale à 100% du constructeur automobile, a signé avec les fonds italiens Venice et RP3 un contrat d'acquisition de leur part de 70% dans le capital de Gruppo Mercurio.
* MAUREL & PROM (+3,17%), plus forte hausse de l'indice SBF 120, profite d'une note "plutôt favorable" de Deutsche Bank sur la valeur, a déclaré un analyste. L'intermédiaire allemand a relevé son objectif de cours de près de 50% à 22,90 euros, contre 15,30 euros auparavant, estimant que le groupe pétrolier devrait réaliser des exercices 2011 et 2012 solides.
* Le certificat AREVA prend 1,82%. Une liste de candidats à la présidence du directoire du groupe de nucléaire a été remise à Nicolas Sarkozy, écrit Libération, qui cite un proche du chef de l'Etat et indique qu'Anne Lauvergeon y figure.

* EUROTUNNEL recule de 1,3%. RBS n'est plus à l'achat sur le titre, qu'il recommande désormais de conserver, et a réduit son objectif de cours à 7,90 euros.
* TECHNICOLOR cède 0,83%. Le groupe a annoncé lundi soir avoir finalisé la vente des activités transmission de Grass Valley à Parter Capital Group.
* BELVEDERE - La cotation de la valeur a été suspendue à la demande de la société, après la résolution du plan de sauvegarde du groupe de vins et spiritueux prononcée lundi par le tribunal de commerce de Dijon.
* SAFT s'adjuge 2,33%. Oddo Securities a initié la couverture du titre avec une recommandation à l'achat et un objectif de cours de 38 euros.
* GROUPE PROMEO enregistre une hausse de 2,29%. Kepler, qui reste à l'achat sur le titre, a relevé son objectif de cours à 41 euros, contre 30 euros précédemment.
* DEINOVE progresse de 1,69% après que son directeur général a dit à Reuters étudier des partenariats avec plusieurs sociétés et envisager d'être rachetée dès 2013 si ses projets fonctionnent bien.
* ARCHOS (-3,08%) est pénalisé par des prises de bénéfices et confirme son profil de valeur volatile, malgré l'annonce d'un chiffre d'affaires multiplié par 2,6 au premier trimestre, à 39 millions d'euros.
Le titre a bondi de plus de 8% dans les premiers échanges avant d'être suspendu. Il a repris en baisse de plus de 4%. Lundi, Archos avait bondi de 15,42%.

Appel de l'OCDE à la vigilance sur l'inflation dans le G7


Les banquiers centraux doivent concentrer leurs efforts sur la maîtrise de l'inflation alors que la reprise économique commence à s'installer durablement, a souligné mardi l'Organisation de coopération et de développement économiques.
Dans ses prévisions, l'OCDE anticipe une croissance moyenne de 3,2% au cours des trois premiers mois de l'année sur une base annualisée dans les pays du G7. Pour le deuxième trimestre, elle table sur 2,9%. Ces estimations excluent le Japon, dont l'économie va ressentir les effets des conséquences du séisme.
Aux troisième et quatrième trimestres, la croissance était ressortie à 2,3% et 2,1% respectivement.
Ces prévisions sont globalement meilleures que celles qu'avait établies l'OCDE en novembre, mais la comparaison est affectée par un changement de méthodologie.
L'OCDE estime que si la reprise commence à prendre son autonomie, les banques centrales de certains de ses membres sont sous la menace d'un "désancrage" de l'inflation.
"Nous percevons des anticipations inflationnistes qui se faufilent un peu partout. Je dirais en Europe, aux Etats-Unis et au Royaume Uni", a déclaré dans un entretien Pier Carlo Padoan, chef économiste de l'OCDE.
"Les banques centrales devraient contenir les anticipations inflationnistes", a-t-il poursuivi.
LE JAPON EN DEHORS ÉVALUATION

La Banque centrale européenne (BCE) va relever ses taux d'intérêt jeudi, estiment les marchés, ce qui fera d'elle la première des grandes institutions monétaires à rehausser le loyer de l'argent. En février, l'inflation dans la zone euro est ressortie à 2,6%, davantage que l'objectif de la BCE, qui souhaite une inflation légèrement inférieure à 2,0%.
Exceptionnellement, l'OCDE a décidé ne pas inclure le Japon dans ses prévisions pour le G7 en raison des incertitudes qui planent sur les perspectives économiques de l'archipel, durement touché par un séisme, un tsunami et une crise nucléaire.
Selon son estimation, le produit intérieur brut (PIB) japonais devrait perdre entre 0,2 et 0,6 point de pourcentage de janvier à mars et entre 0,5 et 1,4 point au trimestre suivant.
L'OCDE a enfin estimé que les trois principales économies européennes, l'Allemagne, la France et l'Italie, devraient bénéficier d'une accélération rapide de la croissance, de 3,0% au premier trimestre en rythme annualisé et de 2,2% au deuxième trimestre.

La Chine relève une nouvelle fois ses taux d'intérêt


La banque centrale chinoise a annoncé mardi le relèvement de ses taux d'intérêt pour la quatrième fois depuis octobre, afin d'endiguer une inflation élevée.
Le resserrement de la politique monétaire s'ajoute aux six relèvements des réserves obligatoires des banques sur la même période ordonnés par la Banque populaire de Chine (PBOC).
Le taux de dépôt à un an sera relevé de 25 points de base à 3,25%. Le taux des prêts à un an sera augmenté de 25 points de base également, à 6,31%, a annoncé la banque centrale dans un communiqué publié sur son site web.
La hausse des taux prendra effet mercredi.
"Cela reflète les inquiétudes des autorités chinoises vis-à-vis de la surchauffe de certains secteurs économiques", a commenté James Shugg, économiste de Westpac à Londres.
"Certains de ces secteurs bénéficient d'une croissance à deux chiffres. Le relèvement est également la conséquence de la sous-évaluation de la monnaie. Nous nous attendons à ce que le taux des prêts soit relevé à 6,56% d'ici juin."
L'inflation a atteint 4,9% en février, comme en janvier, et les économistes s'attendent à ce qu'elle accélère au cours des mois à venir.
La banque centrale a relevé de 50 points de base le 18 mars le montant des réserves obligatoires des banques pour le porter à 20%, de façon à geler des fonds qui seraient sinon prêtés et pourraient ainsi alimenter l'inflation.

dimanche 3 avril 2011

Le secteur pétrolier paralysé par une grève au Gabon


Une grève paralyse le secteur pétrolier gabonais, qui produit d'ordinaire 240.000 barils par jour, a annoncé samedi un représentant syndical.
"Nous pouvons confirmer ce soir que toute la production est arrêtée", a déclaré Arnaud Engandji, porte-parole de l'Organisation nationale des employés du pétrole (Onep).
Le syndicat, qui représente 4.000 des 5.000 salariés du secteur, a appelé à cesser le travail vendredi soir après la rupture des négociations sur l'embauche de personnel gabonais.
Les pouvoirs publics ont accepté l'an dernier de limiter à 10% le nombre d'expatriés employés dans le secteur pétrolier et de réserver les postes à responsabilité à des Gabonais, mais le texte n'a jamais été promulgué.
Le président Ali Bongo Odimba s'est dit favorable la semaine dernière à la "gabonisation" du secteur, mais a souhaité une approche prudente pour garantir le maintien de la compétitivité.
Le français Total et l'anglo-néerlandais Shell, compagnies étrangères les plus actives au Gabon, ont confirmé vendredi l'arrêt de la production.
Septième producteur africain, le Gabon est aussi le plus mûr, mais ses capacités déclinent depuis 1997. Elles étaient alors de 370.000 barils par jour.

L'Italie s'inspire de la France pour protéger ses entreprises


Le gouvernement italien envisage de se doter d'une structure comparable au Fonds stratégique d'investissement (FSI) mis en place en France pour investir dans des entreprises stratégiques et éviter leur prise de contrôle par des groupes étrangers.
Cette réflexion répond aux inquiétudes sur le sort de Parmalat, principal groupe laitier coté en Italie que lorgne le français Lactalis.
Intervenant ce week-end en marge d'un forum d'affaires, le ministre des Finances, Giulio Tremonti, a précisé que cette version italienne du FSI serait partiellement soutenue par la Cassa Depositi e Presititi (CDP), une holding publique qui gère un patrimoine de 235 milliards d'euros, et ouverte à des investisseurs privés.
"La CDP est engagée dans un plan visant à créer un fonds ouvert aux investissements privés identiques au Fonds stratégique d'investissement français", a-t-il dit samedi.
Face au risque d'une reprise de Parmalat par le français Lactalis, qui en détient déjà près de 30%, le gouvernement italien a déjà autorisé par décret la Caisse des dépôts à prendre une part directe dans le capital d'entreprises italiennes.
La création d'un fonds d'investissement dans les entreprises des secteurs considérés comme stratégiques ferait franchir une étape supplémentaire au dispositif de protection.
"Nous soumettrons à la Commission européenne un projet de loi identique au texte français. Mieux encore, nous présenterons un texte écrit en français", a ironisé Tremonti.
Un apport financier de la CDP dans Parmalat rendrait inutile la quête d'un partenariat industriel avec des groupes comme Granarolo ou Ferrero que la banque Intesa Sanpaolo, actionnaire de Parmalat, tente de constituer pour bloquer une prise de contrôle par Lactalis de l'entreprise de produits laitiers.
"A ce stade, (un partenaire industriel) n'est pas nécessaire. Si elle obtient le financement, Parmalat peut poursuivre son projet industriel", dit une source gouvernementale.

"LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS SE GARDE BIEN D'INTERVENIR"
Dans une interview publiée samedi par le Corriere della Sera, François Fillon déclare que les autorités françaises n'ont pas l'intention de se mêler du dossier Parmalat-Lactalis.
"Dans le cas de Parmalat et Lactalis, le gouvernement français se garde bien d'intervenir tant dans l'opération en cours que sur la réaction du gouvernement (italien)", précise le Premier ministre, ajoutant: "Nous remarquons simplement que Lactalis est profondément enraciné en Italie, où il est le premier collecteur de lait."
La CDP pourrait également intervenir dans un autre secteur clé, l'énergie, en investissant dans Edison. L'Italie redoute que l'entreprise ne bascule entièrement entre des mains françaises depuis qu'EDF a fait part de sa volonté de ne pas renouveler le mandat de l'actuel administrateur d'Edison, Umberto Quadrino et de le remplacer par Bruno Lescoeur, directeur général délégué de l'électricien français.
Au Corriere della Sera qui lui demande s'il faut y voir une possible riposte à l'intervention de Giulio Tremonti dans le dossier Parmalat, François Fillon "assure qu'il n'y a pas de relation". "Le président d'EDF, ajoute-t-il, n'est pas un agent du gouvernement français, il défend les intérêts de son entreprise."

FMI, CE et Athènes excluent de restructurer la dette grecque


La Grèce, le Fonds monétaire international (FMI) et la Commission européenne ont à nouveau exclu ce week-end une restructuration de la dette grecque même si des informations de presse ont fait état de pressions accrues pour qu'Athènes s'y résolve.
Selon l'hebdomadaire Der Spiegel, le FMI pousserait en coulisses le gouvernement de George Papandréou à choisir rapidement cette option. L'institution de Washington a démenti samedi les informations du journal allemand.
"Comme nous l'avons constamment dit, le FMI soutient la position du gouvernement grec de ne pas restructurer sa dette et sa détermination d'honorer en totalité ses obligations. Toute information affirmant le contraire est fausse", a déclaré à Reuters un porte-parole.
Der Spiegel, qui ne cite pas de source, écrit en outre que de hauts responsables du FMI recommandent aux gouvernements européens cette restructuration, alors que la dette d'Athènes équivaut désormais à environ une fois et demi son produit intérieur brut (PIB).
La Grèce a bénéficié en mai dernier d'un plan de sauvetage d'un montant de 110 milliards d'euros sous l'égide du FMI et de l'Union européenne en échange d'un plan d'austérité. Les conditions de ces prêts ont été adoucies le mois dernier contre une accentuation des efforts d'Athènes.
Le FMI, qui juge désormais insuffisantes les mesures de rigueur, verrait d'un bon oeil un abaissement des taux d'intérêt des emprunts souverains grecs, ou une prolongation de leur maturité, ou encore une réduction du principal à rembourser, poursuit l'hebdomadaire.
BRUXELLES NE VOIT PAS DE RAISON DE RESTRUCTURER
En réponse à cet article, le ministre grec des Finances George Papaconstantinou a de nouveau exclu une restructuration de la dette publique.
"Une restructuration de la dette grecque est absolument exclue", a-t-il à Reuters en marge d'une conférence samedi en Italie. "Ceux (qui parlent de restructuration) ne parviennent pas à comprendre que les coûts excéderaient largement les bénéfices."

La Commission européenne a également abondé dans ce sens, en estimant ne pas voir de raison pour laquelle la Grèce devrait restructurer sa dette aujourd'hui.
"Toutes les mesures de soutien sont en place et il n'y a pas de raison à ce jour de commencer à penser à cette possibilité", a déclaré un porte-parole de l'exécutif européen.
Les dirigeants européens sont partagés sur l'opportunité de restructurer la dette grecque, certains redoutant que le fait même d'évoquer ce sujet nuise au secteur bancaire et provoque un vent de panique sur les marchés.
Selon Der Spiegel, le FMI ne souhaite pas appeler ouvertement à une restructuration car il craint que cela n'accentue la pression sur le Portugal, considéré par les marchés comme le prochain pays de la zone euro à devoir solliciter une aide internationale.
En mars, le directeur du département Europe du FMI Antonio Borges s'était dit "assuré que la dette grecque (était) viable", ajoutant que les Grecs avaient fait "pas mal de progrès sur les banques".
LE DÉFICIT 2010 DE LA GRÈCE POURRAIT ÊTRE REVU EN HAUSSE
L'agence Standard & Poor's a abaissé mardi les notes souveraines du Portugal et de la Grèce, soulignant que la restructuration de la dette était un "possible prérequis" pour emprunter auprès du futur Mécanisme européen de stabilité.
Selon Klaus Regling, président du Fonds européen de stabilité financière (FESF), les autorités européennes et le FMI pensent que le fardeau de la dette est supportable pour l'Irlande et la Grèce.
"L'appréciation (...) du FMI, de la Commission européenne et de la BCE (Banque centrale européenne) est que ces pays vont atteindre une situation de dette supportable à la fin de leurs programmes respectifs", a déclaré Klaus Regling dans une interview au quotidien Irish Times.   

Le gouverneur de la banque centrale grecque a exhorté Athènes à accélérer son programme de réformes pour renforcer sa compétitivité et créer des perspectives de croissances.
"Si la compétitivité perdue n'est pas retrouvée rapidement, la croissance sera retardée", a déclaré George Provopoulos, qui est également membre du conseil des gouverneurs de la BCE, dans une interview au journal Vima publiée dimanche.
Le déficit du budget 2010 d'Athènes pourrait être révisé à la hausse, à 10,6% du PIB, contre 9,4% en première estimation, rapporte de son côté le journal grec Kathimerini.
Sans citer de source, le quotidien écrit que l'agence grecque de la statistique évalue désormais le déficit de l'an dernier à 24,6 milliards d'euros, contre 22 milliards précédemment. Eurostat doit publier le chiffre officiel le 26 avril, poursuit Kathimerini.
George Papaconstantinou a confirmé vendredi à Reuters que le déficit serait plus élevé que prévu initialement et que le gouvernement grec attendait de voir les chiffres d'Eurostat.


Wall Street portée à l'optimisme même si des risques demeurent


L'indice Standard & Poor's 500 semble bien parti pour atteindre son plus haut niveau en près de trois ans la semaine prochaine mais Wall Street, soutenue par l'embellie de l'emploi aux Etats-Unis, n'est pas à l'abri d'un retour de l'aversion au risque.
De nombreux investisseurs commencent à considérer que le marché du travail américain a franchi un cap en mars avec un deuxième mois consécutif de forte création de postes et un recul du taux de chômage à un plus bas de deux ans.
Toutefois, les risques qui ont poussé les marchés à la baisse entre mi-février et mi-mars semblent toujours d'actualité. En outre, les bons chiffres macroéconomiques aux Etats-Unis font redouter que la Réserve fédérale n'abandonne sa politique monétaire accommodante plus vite que prévu et ne procède à une hausse de ses taux dès le second semestre.
Un tel scénario pourrait peser sur les actifs les plus risqués, comme les actions ou les matières premières, qui ont bénéficié à plein de la liquidité injectée sur le marché via le programme de rachat d'actifs de la Fed, d'un montant de 600 milliards de dollars (420 milliards d'euros).
Ce programme, connu sous l'appellation "quantitative easing 2" (assouplissement quantitatif 2, ou QE2), doit prendre fin en juin.
"La Fed va désormais envisager beaucoup plus sérieusement un retrait anticipé du QE2 parce que les chiffres s'améliorent", estime Kenneth Polcari, du courtier Icap Corporates.
Vendredi, un responsable de la Fed a apaisé quelque peu ces craintes et accentué l'optimisme des marchés.
William Dudley, président de la Réserve fédérale de New York, a déclaré qu'il serait "surpris" si la banque centrale américaine n'achevait pas son programme, alors que certains autres membres de la Fed avaient indiqué qu'il pourrait ne pas être mené à son terme.


"LES INVESTISSEURS DEVRAIENT RESTER PRUDENTS"
Pour en savoir plus, les investisseurs devraient rester à l'affût la semaine prochaine des propos de responsables de la Fed, avec notamment une intervention de son président Ben Bernanke attendue lundi.
Pour Kenneth Polcari, l'embellie constatée sur le marché de l'emploi pourrait permettre au S&P 500 d'atteindre 1.350 points au cours de la semaine qui vient.
L'indice Dow Jones a brièvement dépassé les 12.400 points vendredi, son plus haut niveau depuis juin 2008, effaçant en grande partie les pertes enregistrées depuis février, et les analystes jugent que cette dynamique pourrait se poursuivre.
"On a une croissance solide et peut-être même en train de s'accélérer, on a une bonne croissance des bénéfices, on a des valorisations adéquates, on a un élan et on a une forte activité dans les fusions et acquisitions", relève Jim Awad, de Zephyr Management à New York.
A quoi il faut ajouter qu'avril est traditionnellement très positif pour le Dow Jones, qui a dégagé en moyenne un gain de 2% au cours du quatrième mois de l'année depuis 1950, selon Stock Traders Almanac.
Mais la tendance haussière pourrait être limitée par les incertitudes persistantes sur l'urgence nucléaire au Japon, la crise de la dette dans la zone euro ou la contestation dans le monde arabe.
Soutenus notamment par la guerre en Libye, les cours du pétrole ont fini en hausse vendredi, le brut léger américain pour livraison en mai clôturant à 107,94 dollars le baril, son niveau le plus élevé depuis septembre 2008.
En outre, certains mettent en garde contre un excès d'optimisme des marchés américains. 

"Deux mois d'amélioration (de l'emploi), ce n'est pas la définition d'une tendance", juge Chad Morganlander, gestionnaire de portefeuille chez Stifel Nicolaus & Co. "Les investisseurs devraient rester prudents."
Dans cette optique, les chiffres hebdomadaires des inscriptions au chômage aux Etats-Unis, publiés jeudi, seront très suivis, de même que l'indice ISM non-manufacturier, attendu mardi, dont le marché espère qu'ils confirmeront la vigueur de la croissance.

L'entrée en Bourse de Glencore pourrait se faire mi-avril


Les préparatifs de Glencore sont en bonne voie pour une introduction en Bourse (IPO) vers le milieu du mois d'avril, après avoir reçu le feu vert de la Bourse de Hong Kong et des signaux positifs de la part du marché obligataire.
Deux sources proches du dossier ont dit que Glencore, dont l'IPO d'une dizaine de milliards de dollars (sept milliards d'euros) doit se faire à la fois à Hong Kong et à Londres, avait l'intention de publier à Londres vers la mi-avril un document attestant de son intention de s'introduire en Bourse (Intention to Float), encore que ce calendrier pourrait changer.
Si la société de négoce de matières premières confirme son intention, son introduction en Bourse pourrait être bouclée autour de la mi-mai.
La société basée en Suisse a déjà l'aval de Hong Kong, ont dit d'autres sources à Reuters vendredi, condition indispensable au lancement de sa cotation londonienne.
Glencore est encouragé à aller de l'avant notamment parce que le coût de protection d'un défaut de sa part n'a cessé de baisser ces derniers mois, selon des données Markit, à mesure que les conjectures tenant à une IPO s'amplifiaient.
D'autres sources ont dit que Glencore, que certains analystes valorisent une soixantaine de milliards de dollars, comptent lancer la souscription aux particuliers de son IPO de Hong Kong durant la troisième ou la quatrième semaine d'avril, avec une cotation prévue début ou mi-mai.
Le lancement de la cotation londonienne à la mi-avril serait donc bouclé à la mi-mai, dans la mesure où le processus en Europe prend habituellement quatre semaines.
La note d'intention de l'IPO n'est pas obligatoire à Londres mais la quasi-totalité des firmes en rédigent une et on peut penser que Glencore fera de même et l'annoncera au lancement de l'IPO, ont dit des sources proches du dossier.
Cette note d'intention n'a pas de format prédéfini. Elle peut juste résumer l'intention d'une société de s'introduire en Bourse à un moment donné. Elle peut aussi détailler les modalités de l'IPO et donner des informations précises sur la société. On pense généralement que la note d'intention de Glencore prendra la deuxième forme.

Vivendi rachète le solde de SFR pour 7,95 milliards d'euros


Vivendi a annoncé dimanche soir le rachat de la participation de 44% du groupe britannique Vodafone dans l'opérateur mobile SFR pour un montant total de 7,95 milliards d'euros.
Cette opération, qui porte à 100% la part de Vivendi dans SFR, devrait être finalisée d'ici fin juin.
"Cette transaction va entraîner une progression importante du résultat net ajusté de Vivendi et un relèvement du dividende pour nos actionnaires", a déclaré le président du directoire de Vivendi, Jean-Bernard Levy, dans un communiqué.
"Grâce à cet accord, Vivendi pourra encore mieux se concentrer sur la croissance rentable et sur l'innovation", a-t-il ajouté.
Le montant de cette transaction, située plutôt dans le haut de la fourchette prévue par les analystes, comprend 7.750 millions d'euros - correspondant à 6,2 fois l'Ebitda 2010 de SFR (3.973 millions d'euros) - ainsi qu'une somme forfaitaire de 200 millions d'euros, au titre de la génération de trésorerie entre le 1er janvier 2011 et le 1er juillet 2011.
Les analystes estimaient généralement cette part de 44% entre sept et huit milliards d'euros.
En outre, SFR et Vodafone vont prolonger leur coopération commerciale pendant les trois prochaines années, a précisé Vivendi, ajoutant que cet accord était soumis à l'approbation des autorités de la Concurrence.
Vivendi a empoché fin janvier 5,8 milliards de dollars (environ 4,2 milliards d'euros) en cédant sa participation dans le groupe américain NBCU, une opération alors perçue comme le dernier verrou au rachat de la totalité de SFR.
Le groupe français n'exclut pas de racheter par ailleurs les 20% qui lui manquent dans le groupe de télévision payante Canal+ France, détenus par Lagardère.
Le groupe Lagardère, qui prévoyait initialement de mettre en Bourse en avril cette participation de 20%, a décidé de différer l'opération en raison de l'instabilité des marchés après les catastrophes récentes intervenues au Japon.

Prix du gaz : le ministre de l'énergie envisage un nouveau mode de calcul


Hausse des prix du gaz de 20 % sur un an, flambée des prix du pétrole sur fond de tensions dans le monde arabe : le ministre de l'énergie Eric Besson a évoqué, dimanche 3 avril, plusieurs mesures, encore en réflexion, visant à freiner la hausse des prix de l'énergie. "L'objectif du gouvernement est très clair : il est, dans un contexte de montée des prix de l'énergie au niveau international, de protéger le pouvoir d'achat des Français", a déclaré M. Besson dimanche sur Radio J.

Sur le prix du gaz d'abord. Avec le mode de calcul en vigueur, le tarif du gaz, en hausse de 5,2 % depuis vendredi, risque d'augmenter de nouveau de 7,5 % au 1er juillet. Depuis 2005, l'augmentation est de plus de 60%.

Le ministre a annoncé qu'il souhaitait un nouveau mode de calcul des tarifs du gaz pour éviter une nouvelle hausse au 1er juillet. "7,5%, c'est une estimation totalement provisoire et qu'il faudrait recalculer le moment venu (...) Je pense que c'est inacceptable et qu'il faut probablement réviser la formule de calcul", a estimé Eric Besson. Il a indiqué avoir proposé au premier ministre et au président de la République "de suspendre la formule actuelle et d'en adopter une nouvelle dans les semaines qui viennent", précisant que Matignon et l'Elysée devraient arbitrer "dans les jours qui viennent".

Depuis début 2010, c'est le groupe d'énergie GDF Suez, détenu à 35 % par l'Etat, qui propose les tarifs. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) vérifie ensuite que les prix sont conformes à la formule de calcul. Mais le gouvernement peut "demander" à GDF Suez de ne pas appliquer la hausse. La CRE s'est elle-même prononcée ces derniers jours pour une nouvelle formule de calcul des tarifs, afin de mieux prendre en compte les prix du marché (prix "spot") au détriment des prix à long terme. Les prix "spot" comptent actuellement pour environ 10 % dans le barème utilisé. Le régulateur plaide pour augmenter cette proportion "tant que le prix de marché continue à être plus bas que le prix moyen d'importation issu des contrats de long terme".

Sur le prix des carburants ensuite. Les prix à la pompe ont été tirés vers le haut ces dernières semaines par les révoltes en Libye et au Moyen-Orient qui ont fait flamber les cours du pétrole brut. Courant mars, le super sans plomb 95 avait atteint un record historique de 1,5179 euro/litre.

M. Besson a jugé "techniquement très difficile, pour ne pas dire impossible" d'instaurer un "tarif social de l'essence", déjà exclu le mois dernier par la ministre de l'Economie, Christine Lagarde. Faisant état de "réflexions en cours" pour atténuer l'impact de la hausse des prix à la pompe sur "les ménages les plus modestes", il a en revanche estimé qu'"il faudrait vraisemblablement mettre à contribution les distributeurs pétroliers".

Le ministre n'a pas livré de détails sur la nature de la "contribution" envisagée, refusant notamment de parler d'une taxe sur les bénéfices. "Si nous adoptons une mesure en faveur des ménages les plus modestes, il faut que, sous une forme ou sous une autre, les distributeurs pétroliers y contribuent", a-t-il seulement insisté en évoquant un arbitrage "dans les jours à venir".

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