lundi 21 mars 2011

Forte abstention et poussée du Front national au premier tour des cantonales

 
 


















































               Le premier tour des cantonales, dernier scrutin au suffrage universel avant les grands rendez-vous électoraux de 2012, a été marqué dimanche par une forte poussée du FN, qui talonne l'UMP, grand perdant, et une progression de la gauche, sur fond d'abstention record.
Le second tour donnera lieu, selon une comptabilisation effectuée par l'AFP en France métropolitaine, à 394 duels, en majorité face au PS (204), mais aussi face à l'UMP (89), au PCF (37) ou d'autres candidats, de gauche ou de droite. Il y aura également 5 triangulaires UMP-PS-FN.

Le parti de Marine Le Pen, arrivé en tête dans 39 cantons, s'est qualifié dans le quart des cantons encore à pourvoir dimanche prochain. Dans le propre fief du patron de l'UMP, Jean-François Copé, le parti présidentiel est devancé par le FN.

Sur près de 99% des bulletins dépouillés, le PS obtient 25,04% des voix, l'UMP 17,07%, le FN 15,18%, le Front de gauche plus de 9% et Europe Ecologie-Les Verts 8,28%, selon le ministère de l'Intérieur.

Le ministre Claude Guéant a crédité la "majorité présidentielle" de 32,5%, via une addition de voix à droite qui a indigné FN et PS.

Le taux définitif d'abstention se situe à 55,6%, un record pour ce type de scrutin.

Mme Le Pen a salué un succès "historique" pour son parti, presque au coude-à-coude avec l'UMP, étiquette à laquelle de nombreux candidats de la majorité ont préféré celle de divers droite en raison de l'impopularité de Nicolas Sarkozy.

Le FN, qui n'avait aucun conseiller général, est amené à remplacer l'UMP dans le paysage politique, a prédit le compagnon de Mme Le Pen, Louis Aliot.

Cette percée du parti d'extrême droite confirme les sondages récents faisant de Mme Le Pen une possible finaliste de la présidentielle. Le positionnement des uns et des autres par rapport au FN a d'ailleurs alimenté tous les commentaires.

"Nous laissons nos électeurs libres de leur choix" quand l'UMP est absente au second tour, a lancé Jean-François Copé, refusant le vote FN comme le front républicain.

Une prise de position dénoncée par la gauche, qui y voit "une ambiguïté coupable", comme David Assouline (PS). Même tonalité du côté du MoDem: "La position de l'UMP est irresponsable, il faut voter pour le candidat qui est contre le FN", a déclaré son porte-parole Yann Wehrling.

Dans la majorité aussi, la position officielle de l'UMP fait tiquer et promet d'âpres débats. Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, a ainsi appelé à "faire barrage au FN".

La ministre Valérie Pécresse a affirmé que "personnellement", en cas de duel avec le FN, elle voterait pour la gauche.

La numéro un du PS Martine Aubry a accusé de nouveau le président Sarkozy d'"abîmer la République" et d'être "pour beaucoup dans le score du Front national". A l'issue d'une réunion avec Cécile Duflot (EELV) et Pierre Laurent (PCF), les trois leaders ont appelé ensemble au rassemblement.

Mme Duflot a aussi appelé à "faire barrage au FN" partout où il sera présent. "L'UMP s'est pris une raclée et le FN lui a fait les poches", a ironisé Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche).

Rare voix discordante à droite, Claude Goasguen (UMP) a vu dans ce résultat "un avertissement" lancé à son parti "et à Nicolas Sarkozy", alors que, dans la majorité, le mot d'ordre était clair: relativiser la portée nationale du scrutin et appeler à la mobilisation.

Côté résultats, l'ancienne "première dame" Bernadette Chirac a été réélue à une voix près au premier tour en Corrèze. Michel Mercier, seul ministre en lice, a été réélu dans le Rhône.

Sur le plan départemental, la droite semble en difficulté dans le Jura. Le suspense demeure dans les Pyrénées-Atlantiques et la Charente-Maritime, autres départements pouvant tomber dans l'escarcelle de la gauche, qui en contrôle déjà 58.
 
   




Le Fonds mondial de lutte contre le sida renforce ses mesures anti-corruption

Le Fonds mondial de lutte contre le sida renforce ses mesures anti-corruption 
Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme va renforcer ses contrôles financiers. Fin janvier, son directeur, Michel Kazatchkine (photo), avait promis la mise en place d'une politique de "tolérance zéro".
Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a annoncé vendredi qu'il renforçait ses contrôles financiers après que Berlin ait récemment annoncé la suspension d'un versement en raison d'accusations de corruption. Dans un communiqué, le Fonds mondial indique qu'il prend une "série de mesures destinées à renforcer ses protections financières et à mieux lui permettre de déceler les cas de fraude et de malversation touchant ses subventions".
Il va notamment augmenter le nombre d’employés chargés de la gestion financière et mettre sur pied un "groupe de haut niveau composé d’experts internationaux chargés d’examiner les systèmes mis en place et de veiller à ce que les mesures destinées à prévenir la fraude soient parmi les plus solides du monde".
En décembre, le Fonds avait annoncé que 34 millions de dollars avaient été détournés dans quatre pays africains, Djibouti, le Mali, la Mauritanie et la Zambie.
En réaction, le 22 janvier, le gouvernement suédois cité par la presse locale avait assuré qu'il cesserait de verser sa contribution de quelque 167 millions d'euros au Fonds tant que ce dernier ne mettrait pas en oeuvre "plus de mesures pratiques pour lutter contre le problème".
Deux jours après, le directeur Michel Kazatchkine avait indiqué aux journalistes à Genève avoir eu "l'assurance que la Suède contribuerait et accroîtrait sa contribution au Fonds" et avait souligné que le Fonds pratiquait la "tolérance zéro" face à la corruption.
Le Fonds a pris des mesures "immédiates" afin de récupérer l'argent, avait-t-il ajouté, précisant que les mesures prises, qui concernent également la Côte d'Ivoire et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, visent aussi à prévenir de nouvelles dérives.
Ce qui n'a pas empêché l'Allemagne, troisième plus important contributeur au Fonds, d'annoncer le 26 janvier qu'il suspendait le versement de ses 200 millions d'euros par an.
A ce jour, le Fonds mondial a engagé 21,7 milliards de dollars US dans 150 pays pour

L'impact du séisme sur l'économie nippone sera limité, selon la Banque mondiale

L'impact du séisme sur l'économie nippone sera limité, selon la Banque mondiale 
 
Le coût pour l'économie nippone de la catastrophe survenue le 11 mars au Japon sera bien plus élevé que celui du tremblement de terre de Kobe, selon un rapport de l'institution publié lundi. Le pays devrait toutefois se ressaisir rapidement.
Un impact réel mais limité dans le temps : telle est la première évaluation des dégâts provoqués par le séisme et le tsunami du 11 mars sur l’économie japonaise fournie par la Banque mondiale. Dans un rapport publié ce lundi, l'institution explique que l’archipel devrait connaître une nouvelle période de récession pendant quelques mois et que la catastrophe devrait lui coûter entre 2,5 % et 4 % de son PIB en 2011. Par comparaison, les conséquences économiques du séisme de Kobe, qui avait fait 6 434 victimes en 1995, paraissent minimes (voir tableau).
La Banque mondiale souligne toutefois que, comme en 1995, la reconstruction du pays va permettre au Japon de renouer avec la croissance à partir de la mi-juin. Celle-ci estime par ailleurs qu'il faudra quatre ans aux autorités pour rebâtir le pays.


"Compte tenu du poids économique du Japon dans la région, les événements tragiques [du 11 mars] vont sans aucun doute avoir un impact sur les autres pays de l’Asie du Sud-Est", reconnaît dans un communiqué Vikram Nehru, économiste en chef en charge de la région Asie de l’Est à la Banque mondiale. Le Japon est impliqué dans 9 % des échanges commerciaux réalisés dans la région.
L’Indonésie, notamment, qui exporte un cinquième de ses produits vers l'archipel nippon, risque de connaître un trou d'air dans les prochains mois. Les autres pays les plus exposés sont les Philippines, le Vietnam et la Thaïlande.
Vikram Nehru estime, cependant, que les conséquences négatives du séisme devraient être "de courte durée". En 1995, il avait fallu moins d’un an au Japon pour retrouver 85 % de ses capacités d’importation.

Face au PSG, Marseille remporte un "clasico" crucial

Face au PSG, Marseille remporte un "clasico" crucial 
Deux buts signés Gabriel Heinze et André Ayew ont permis à l'Olympique de Marseille de s'imposer face au Paris Saint-Germain (2-1). Ce succès propulse les Phocéens à la deuxième place de L1 derrière Lille. Le PSG, lui, décroche du wagon de tête.
Marseille, sorti vainqueur du clasico contre son grand rival parisien (2-1), n'a pas abdiqué, s'emparant de la 2e place de la Ligue 1 à quatre longueurs du leader lillois, dimanche au Vélodrome lors de la 28e journée, un résultat qui éloigne un peu plus le PSG de ses rêves de podium. Le champion de France marseillais, lancé dans un sprint final qui rappelle étrangement son parcours de la saison dernière, reste ainsi dans la course au titre et semble pour le moment le seul à pouvoir tenir le rythme infernal du Losc. Le succès contre Rennes (2-0), le 11 mars, avait déjà donné un aperçu de la solidité actuelle de l'OM que l'élilmination en 8e de finale de la Ligue des champions contre Manchester United, mardi, n'a pas ébréché.
Au contraire. Alors que les troupes de Didier Deschamps avaient pêché par manque d'efficacité contre les Red Devils à Old Trafford, ils ont cette fois été sans pitié pour leurs meilleurs ennemis parisiens, terrassés sur un coup franc de Heinze (16e) et une tête d'Ayew (35e). Entre-temps, Chantôme avait réussi à égaliser en reprenant un tir de Nene repoussé par le poteau (27e).
Il faut dire que l'entraîneur marseillais avait pris une décision radicale en écartant Lucho, très décevant ces dernières semaines, au profit de Valbuena, titulaire pour la première fois depuis fin janvier après plusieurs blessures. Le +Petit+, considéré comme étant trop juste par le sélectionneur de l'équipe de France Laurent Blanc et non retenu pour les deux prochains matches des Bleus, a donné le ton en début de rencontre et amené un peu de folie qui faisait jusque-là cruellement défaut à l'OM.
C'est d'ailleurs à la suite d'une faute commise par Jallet sur Valbuena que l'OM a réussi à ouvrir le score par Heinze sur un coup franc limpide. Tout un symbole.
Fissures
L'ex-Parisien, déjà bourreau de son ancien club la saison dernière au Vélodrome (1-0), est tout de suite tombé dans les bras du malheureux Lucho pour fêter son but, lançant parfaitement la soirée pour l'OM.
Ce revers est, en revanche, une bien mauvaise opération pour le PSG, qui n'en finit pas de plonger avec ce 5e match sans victoire d'affilée, toutes compétitions confondues. Les Parisiens, toujours 5e mais désormais à 5 points de la 3e place, sont dans une mauvaise spirale, faisant surgir le spectre d'une saison blanche après avoir évolué sur tous les tableaux pendant des mois.
Au sortir d'une semaine agitée, marquée par des tensions dans le vestiaire autour du cas Nene, Paris n'a pas su rebondir et doit désormais prendre garde à ne pas voir son groupe se fissurer. D'autant que le choix d'Antoine Kombouaré de se passer d'Edel, auteur d'une bourde jeudi en Europa League contre le Benfica Lisbonne, n'a pas eu l'effet escompté, Coupet ne s'étant guère montré souverain sur les deux buts encaissés.
Comment, après un tel désaveu, relancer le portier arméno-camerounais? Kombouaré ne s'est pas spécialement facilité la tâche en bousculant la hiérarchie des gardiens dans la dernière ligne droite de la saison.
Mais l'indigence sur le front de l'attaque est encore plus préoccupante pour Paris. Nene, muet depuis le 18 décembre en L1, a raté une occasion en or après une bévue de Diawara (39e) alors que Hoarau a paru très timide, butant sur Mandanda après la pause (57e).
Au-delà de la défaite face à un concurrent direct, c'est peut-être ce qui inquiète le plus pour une équipe dont les ambitions se réduisent de semaine en semaine.

Barack Obama accueilli par les Brésiliens en rock star

Barack Obama accueilli par les Brésiliens en rock star 
Pour sa première visite au Brésil, Barack Obama devait aller à la rencontre de la population. Finalement, c'est au théâtre que quelques privilégiés ont pu apercevoir le président américain. Dommage : il était très attendu.
"Bom dia… Obrigado !" L’accent n’est pas parfait, mais l’intention y est. En deux mots, Barack Obama soulève la joie dans l’assistance quand il commence à parler. Son discours a suscité d’énormes attentes. Il s'agit du point d’orgue de sa visite au Brésil, première étape de sa tournée sud-américaine qui le mènera au Chili et au Salvador.
Au théâtre municipal de Rio de Janeiro, le public, composé de notables cariocas et de jeunes étudiants endimanchés, est toute ouïe. "C’est une opportunité unique dans une vie. Barack Obama est un exemple, une source d’inspiration. Je crois que je vais pleurer", souffle Luis, étudiant brésilien en sciences politiques, tremblant d’émotion.
Installé au premier rang du balcon, Joao Carlos, 60 ans, n’en croit pas ses yeux et ne peut s’arrêter de photographier le président américain : "Barack Obama représente pour nous la mixité. On pourrait croire que le Brésil est une démocratie raciale, mais on en est loin. Le pays est toujours divisé, les Blancs tiennent toujours le pouvoir. Regardez dans ce théâtre: les Blancs sont dans l’orchestre, les Noirs dans les tribunes hautes".
Un public trié sur le volet
Fernando, Marta et quelques 2 000 autres invités triés sur le volet ont eu la chance d’assister au discours d’une trentaine de minutes. Dans son allocution destinée au peuple brésilien, Barack Obama salue "l’essor économique fulgurant de Brésil, ses progrès technologiques et ses valeurs démocratiques, autant de points communs qui permettront de renforcer la coopération économique entre les deux pays". La démocratie, la sécurité nucléaire, la faim dans le monde, les besoins de l’Afrique, tout y passe. Obama parle même de football : "Merci d’être là, car je sais qu’en ce moment il y a un match important entre Botafogo et Vasco". Aussitôt, huées du public. A Rio, c’est de Flamengo dont il faut parler, l’équipe soutenue par la grande majorité des Cariocas.

A l’extérieur du bâtiment, les 30 000 personnes annoncées ne sont pas là. L’annulation du discours public sur le parvis au profit d’une allocution à l’intérieur du théâtre a découragé de nombreux habitants de Rio. Seules quelques centaines de personnes ont fait le déplacement. Et même si elles sont maintenues à 200 mètres du théâtre, toutes ont l’espoir qu’Obama viendra leur faire un signe, du haut du balcon. Certains ont même attendu plusieurs heures pour apercevoir leur idole, l’homme qui incarne le rêve américain.
"Transmettre la joie du Brésil"
"Je suis arrivé à 7h du matin, raconte Fabinho, déguisé et armé d’un accordéon. Il va venir nous saluer, c’est sûr ! On veut lui transmettre la joie du Brésil !" En vain. Pas de Barack Obama, pas de discours retransmis sur écran géant. La foule doit s’agglutiner devant les téléviseurs du principal bar de la place. "Finalement ça ne servait pas à grand chose de venir. Il est là pour faire du commerce avec notre pays, pas pour nous voir", se lamente Fernando.
A la sortie du théâtre, les avis sont partagés. Marco critique la teneur du discours : "Il nous parle d’espoir, comme toujours. Mais nous on ne voit rien de concret". Alors que Marta, elle, est conquise: "C’était fantastique ! En plus il est beau et tellement sympathique !"


Louis, étudiant en sciences politiques, est plus que fier de pouvoir assister au discours de Barack Obama.(Crédit photo : Valérie Defert)

Démantèlement d'un vaste réseau international de pédophilie sur Internet

Démantèlement d'un vaste réseau international de pédophilie sur Internet 
L'Office de police criminelle de l'Union européenne Europol vient de procéder à l'arrestation de 184 personnes soupçonnées de pédophilie. Il s'agit du plus important réseau de ce type jamais démantelé, annonce l'organisation.
AFP - Un vaste réseau international de pornographie infantile sur internet a été démantelé et 184 suspects au total ont été interpellés au cours de l'une des plus importantes opérations de police jamais organisée contre ce type de réseaux, a annoncé mercredi Europol.
"Six cent soixante-dix suspects ont été identifiés, 184 arrestations ont déjà eu lieu et 230 enfants, victimes de ces crimes épouvantables, ont été identifiés", a déclaré le directeur de l'office européen de police Europol Rob Wainwright, au cours d'une conférence de presse à La Haye.
"Nous nous attendons à ce que ces chiffres augmentent encore", a-t-il souligné, ajoutant : "c'est d'ores et déjà l'affaire la plus importante que nous ayons jamais vue".
Baptisée "Opération sauvetage", l'enquête, qui avait démarré il y a trois ans, s'est concentrée sur un forum internet, "boylover.net", faisant la promotion des relations sexuelles entre adultes et jeunes garçons et qui a compté jusqu'à 70.000 membres.
Ceux-ci entraient en contact les uns avec les autres via le forum et poursuivaient leurs relations par courriels, échangeant des photos et des vidéos de pornographie infantile.
"Je peux confirmer qu'il s'agit de l'une des opérations les plus abouties au cours des dernières années contre ce qui est probablement le plus grand réseau de pédophilie via internet au monde", a-t-il ajouté.
Europol a, au cours de l'enquête, adressé quelque 4.000 demandes de renseignements au service de police de 25 pays européens et de 8 autres pays.
Treize pays ont été impliqués dans l'opération : l'Australie, la Grande-Bretagne, la Belgique, le Canada, les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande, la Pologne, la Roumanie, la Grèce, l'Espagne, l'Islande, les Pays-Bas et l'Italie.

Les propos de Claude Guéant sur l'immigration divisent la classe politique

Les propos de Claude Guéant sur l'immigration divisent la classe politique 
Pour le ministre de l'Intérieur, "les Français à force d'immigration incontrôlée ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux". Une déclaration qui indigne la gauche, divise la droite et... amuse le Front national.
AFP - La petite phrase de Claude Guéant expliquant que les Français "ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux" du fait d'une "immigration incontrôlée", a indigné Martine Aubry, amusé Marine Le Pen,  "terrifié" le PCF, et partagé la droite entre critique et approbation.
            
"Les Français à force d'immigration incontrôlée ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux", ou "de voir des pratiques qui s'imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale", a déclaré le ministre de l'Intérieur, à la veille des cantonales.
            
"Nos compatriotes veulent choisir leur mode de vie, ils ne veulent pas qu'on (le) leur impose", a-t-il insisté.
            
Le fondateur du FN Jean-Marie Le Pen a aussitôt évoqué la tentation de la récupération politique en raillant: "c'est gros comme un câble!".
            
Pour sa fille Marine Le Pen, Claude Guéant a été "touché par la grâce".
            
Au PS, la première secrétaire Martine Aubry a jugé que tenir les propos de M. Guéant "à trois jours du premier tour" des cantonales et "nous faire pleurer des larmes de crocodile en disant que le FN augmente, c'est vraiment se moquer des valeurs de la République".
            
Et la maire de Lille, en campagne à Clichy-sous-Bois, d'ajouter: "nous sommes fiers d'être français! Ici, on est en Seine-Saint-Denis. La France que nous aimons, c'est celle-là!".
            
"C'est quand l'Etat n'est plus dirigé par des républicains que +les Français ne se sentent plus chez eux+", a lancé le numéro deux du PS, Harlem Désir.
            
Au PCF, la petite phrase du ministre devenu "un rabatteur de voix" pour le FN a été jugée "terrifiante".
            
"Cynisme venimeux", s'est exclamée la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot.
            
"Insupportable!", s'est indigné Jean-Pierre Grand, député membre de l'UMP et proche de Dominique de Villepin. "Insupportable et surtout suicidaire", a-t-il enchaîné. Pour lui, les propos de M. Guéant valent "appel à voter FN, parce que les électeurs préfèrent l'original à la copie".
            
A l'UMP, les attaques de l'opposition ont déclenché une riposte immédiate. "Claude Guéant a tenu un langage de vérité, et relayé ce que les Français nous expriment dans nos villes, nos villages", a dit le député Eric Ciotti.
            
Sa collègue Valérie Rosso-Debord a déclaré ne pas être "dupe de cette connivence entre la gauche et le FN". "Finalement, les silences du PS font les affaires du FN et les outrances du FN font les affaires du PS".
            
Interrogé sur le plateau du 20H00 de France 2, François Fillon a lui affirmé ne pas s'attacher "aux tournures de phrases", et a évoqué la question de l'immigration clandestine.
            
Celle-ci "empêche l'intégration" et "exaspère nos concitoyens", a-t-il dit, qualifiant de "ferme" la politique du gouvernement en la matière.
            
Enfin, sous couvert de l'anonymat, un ténor centriste a pour sa part reconnu que M. Guéant n'avait "fait que reprendre la rhétorique habituelle de la droite traditionnelle et conservatrice qui fait une partie de l'électorat UMP".

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