mercredi 6 avril 2011

Trisomie 21 : premier essai thérapeutique encourageant

Une molécule testée en Espagne a eu un effet positif sur la mémoire et la psychomotricité. 

L'une des premières causes de handicap mental d'origine génétique, la trisomie 21, pourrait bientôt être partiellement corrigée ont indiqué des spécialistes de la maladie réunis aux deuxièmes Journées internationales Jérôme Lejeune organisées à l'Institut Pasteur du 24 au 26 mars 2011. «C'était encore inimaginable il y dix ans», témoigne le Dr Henri Bléhaut, organisateur scientifique de ce congrès consacré aux maladies génétiques de l'intelligence et aussi le premier au monde pour la recherche sur la trisomie 21.
Plus de 50.000 personnes sont atteintes de trisomie 21 en France et vivent de plus en plus longtemps, les progrès de la médecine ayant fait passer leur espérance de vie de moins de trente ans dans les années 1980 à près de soixante ans aujourd'hui. Le dépistage prénatal de la maladie a atteint ses limites, car il naît encore un enfant trisomique chaque jour dans notre pays, le plus souvent d'une jeune mère non testée car moins à risque. La trisomie 21 doit son nom à l'existence dans les cellules de l'organisme des malades d'un chromosome supplémentaire, le 21e, hérité le plus souvent de la mère pour une raison encore inexpliquée. Les gènes excédentaires apportés par ce chromosome causent de nombreuses anomalies du développement et du fonctionnement de l'organisme, avec notamment un retard intellectuel s'accumulant dès l'âge d'un an ainsi qu'un risque beaucoup plus élevé de leucémies et d'apparition précoce de la maladie d'Alzheimer.
Côté recherche, plusieurs avancées récentes ont ouvert de nouveaux espoirs de modifier le cours de la maladie. En 2000, le séquençage du chromosome 21 a permis d'identifier la plupart des gènes, environ 300, qu'il porte. Puis des souris rendues trisomiques pour des segments homologues de ce chromosome servent de modèle expérimental. Ces deux approches offrent maintenant la possibilité de cibler les multiples causes génétiques possibles de la maladie et de tester l'action de traitements candidats chez l'animal.

Dyrk1a, une enzyme excédentaire

En 2009, l'équipe de Jean-Maurice Delabar de l'université Paris-Diderot a ainsi montré que l'inhibition dès la naissance d'une enzyme excédentaire présente sur le chromosome 21 (la Dyrk1a) corrigeait tous les symptômes cognitifs de la maladie chez la souris. Les chercheurs ont découvert qu'ils pouvaient utiliser pour cela un inhibiteur naturel de l'enzyme, un puissant antioxydant extrait du thé vert, le gallate d'épigallocatéchine ou EGCG. Cette substance naturelle a l'avantage supplémentaire de ne présenter aucun effet secondaire et de pouvoir être administré par voie orale.
En 2010, l'équipe du Pr Mara Dierssen, du Centre sur la régulation génomique à Barcelone en Espagne, a lancé un premier essai clinique entièrement financé par la Fondation Jérôme Lejeune. Ce premier test chez l'homme paraît déjà très positif. «Trois mois après le début du traitement, la plupart des familles avaient deviné si leur enfant trisomique recevait l'EGCG ou un placebo, précise au Figaro Mara Dierssen, et un mois de traitement semble suffire pour observer un effet positif sur la mémoire et la psychomotricité. Cet effet disparaît avec l'arrêt du traitement.»
La puissante action de cette molécule s'explique par le rôle clé joué par l'enzyme Dyrk1a dans de nombreux processus cellulaires et cela à tous les niveaux de l'organisme. Après cet essai pilote effectué auprès de trente patients âgés de 18 à 26 ans, les chercheurs espagnols vont lancer une grande étude internationale dans une dizaine de centres hospitaliers. «Les résultats encourageants avec l'EGCG obtenus sans aucun effet indésirable, bien au contraire, nous incitent à tester d'autres paramètres tels que le dosage et la durée du traitement», ajoute Mara Dierssen. À plus long terme, et lorsque les autorisations éthiques seront données, ce traitement pourrait démarrer plus tôt, ce qui démultiplierait son effet bénéfique sur l'évolution de la maladie.

Effets secondaires 

D'autres approches présentées au cours du congrès ciblant plus spécifiquement le déficit de la mémoire et de l'apprentissage des trisomiques montrent aussi des résultats encourageants chez l'animal. Certains produits retenus, comme la mémantine ou la fluoxétine, existent déjà dans le commerce et pourraient bientôt être testés chez l'homme. Même s'ils ne sont pas dépourvus d'effets secondaires et ne traitent qu'un aspect de la maladie, ils offrent depuis peu la perspective de réduire le retard intellectuel des personnes trisomiques.

Comment en finir avec son psy

Mettre fin à sa thérapie ou à son analyse n'est pas un parcours balisé. À chacun d'inventer la meilleure manière d'en sortir.

Si entrer en psychothérapie est courageux et parfois complexe, en sortir l'est tout autant. «À chaque fois, c'est toute une histoire émotionnelle», confie Martine, 52 ans, qui a fait plusieurs «tranches» de thérapie sur une vingtaine d'années et reconnaît avoir été aidée dans ses arrêts successifs par la vie elle-même: «J'ai arrêté ma première analyse quand j'ai eu mon premier enfant. Je suis partie accoucher et ne suis pas revenue. Et dernièrement, j'ai profité d'une importante rupture professionnelle pour quitter dans un même élan le psy qui m'écoutait me plaindre de ce travail depuis quatre ans! Cela m'a évité de discuter pendant des mois de mon envie d'arrêter.»
Pourquoi l'affaire semble-t-elle si compliquée? C'est qu'il existe peu de protocoles précis sur la fin de psychothérapie. Les thérapies brèves, notamment de type TCC (thérapies comportementales et cognitives), en proposent au patient. Nombre de séances, exercices à faire chez soi et objectifs à atteindre constituent dans ces cas une sorte de contrat thérapeutique entre le thérapeute et son client, qui sait dès le début en combien de temps il sera guéri de sa phobie des araignées ou de sa timidité pathologique.
Mais dans les nombreuses autres écoles psychothérapeutiques, une sorte de flou domine quant à l'évidence d'une fin. Surtout lorsque ces méthodes font une place essentielle à l'inconscient, alors perçu comme le chef d'orchestre des relations entre un patient et son psy. Freud, père fondateur de ces cures par la parole qui reposent sur la découverte de l'inconscient, n'a en fait laissé aucune consigne précise quant à la manière de les terminer.

Le transfert

Par contre, le père de la psychanalyse a abondamment écrit sur le transfert, ce mécanisme inconscient qui amène le patient à éprouver pour son analyste des sentiments ressentis pour les adultes dans sa toute petite enfance, et à rejouer ainsi dans le présent des relations du passé.
«Si la fin d'analyse est un moment si important, c'est bien parce qu'elle remet en scène nos manières de nous séparer, explique la psychanalyste Isabel Korolitski. En cela, elle est un révélateur des stratégies inconscientes que nous empruntons pour quitter ceux que nous aimons, et dans cette décision même, fuir nos responsabilités ou au contraire, dans une évolution positive, devenir autonomes.»
Aussi, dès lors que l'analysant évoque son envie d'arrêter la cure, un véritable travail commence en réalité pour l'analyste: «Le patient se plaint de ne plus avoir de temps, d'argent pour venir… Si j'observe qu'on est justement en train d'attaquer le “roc de la castration”, cette phase où il lui faut renoncer à certaines illusions, accepter certaines limites, je considère que ce n'est pas du tout le moment d'arrêter, poursuit Isabel Korolit­ski. Bien au contraire, nous allons profiter de ce désir qui s'exprime pour un faire une matière de travail vivant.»
Et cette phase d'exploration peut durer… plusieurs mois! Sophie, 47 ans, avoue avoir évoqué l'envie d'arrêter son analyse pendant deux ou trois ans. «À chaque fois, mon analyste me disait “pas maintenant”, je lui en voulais et j'étais même allée voir un de ses confrères pour préparer mon départ et être accueillie sur un autre divan; finalement, un jour elle m'a dit: “OK, le temps est venu… Nous allons parler de cette fin.” Pendant un an, nous avons encore eu des séances alors que je savais que j'allais la quitter. C'était déroutant.» Est-ce pour marquer enfin une vraie séparation que Sophie a choisi d'arriver à sa dernière séance avec un cadeau? «Je lui ai offert une belle pierre. J'avais comme besoin d'un rituel pour lui dire au revoir.»

Au revoir, mais pas adieu

Car, en réalité, le processus d'analyse n'est jamais vraiment fini. Isabelle Yhuel, auteur d'un texte sensible et profond qui paraît ces jours-ci, Le citronnier a pris (Éd. JC Lattès), en a fait l'expérience. Quelques années après avoir fermé la porte sur sa dernière séance, elle reçoit un faire-part de décès. Sa psychanalyste est morte.
Cette annonce provoque en elle un bouleversement émotionnel inattendu, une crise intérieure inexplicable. Son récit devient alors une enquête subjective: «Pourquoi ce décès a-t-il un tel retentissement?, se demande-t-elle. En partant, je lui avais dit “merci” mais pas “adieu”. Finalement, était-ce vraiment la fin de l'analyse? J'étais partie, mais avais-je conclu?»
Mêlant recherches sur les différentes théories concernant la fin de cure et le recueil de témoignages d'autres analysants, Isabelle Yhuel comprend qu'elle avait maintenu jusque-là son analyste sur un piédestal bien peu libérateur. Et c'est l'écriture de son livre qui lui permettre d'en finir.
Même refermée, la porte du psy ne garantit donc pas forcément qu'on aie pris un chemin vraiment libératoire. Autant en être conscient, notamment en poursuivant le travail tout seul. C'est ce que Freud a fait une bonne partie de sa vie, et qu'il appelait l'«auto-analyse».

Hépatite B : des cas transmis par acupuncture

Un cas chez une jeune fille de 16 ans dans le Gard a déclenché une enquête sanitaire dans un centre «d'énergétique chinoise».

Quatre clientes d'un centre d'acupuncture du Gard ont contracté une hépatite B, probablement transmise par du matériel souillé ou partagé, conclut une enquête publiée mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Des épisodes similaires avaient déjà été recensés aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Asie. Mais c'est le premier en France, précise le Dr Cyril Rousseau (cellule de l'Institut de veille sanitaire en région Languedoc-Roussillon), premier auteur de l'article.
L'enquête a commencé en septembre 2008 avec la notification à la DDASS du Gard d'une hépatite B aiguë chez une jeune fille de 16 ans hospitalisée. Son seul facteur de risque identifié était des séances d'acupuncture dans un centre «d'énergétique chinoise». Dans l'impossibilité de reconstituer le fichier clients du praticien (qui n'était en fait pas un médecin mais un ancien culturiste proposant massages, acupuncture…), les autorités sanitaires ont recherché activement d'autres contaminations, en avertissant largement la population et les médecins de la région.

Élimination des déchets

Au final, trois autres cas ont été retrouvés chez des clientes de ce centre, la plus âgée avait 85 ans. Des investigations moléculaires ont confirmé que les souches virales étaient génétiquement identiques chez les 4 patientes. Quant à l'inspection des locaux, elle a révélé des pratiques d'hygiène défaillantes faisant suspecter une réutilisation d'aiguilles d'acupuncture à usage unique et un partage possible entre patients. «Aucun accessoire d'hygiène (draps jetables, gants, produit détergent-désinfectant…) n'a été trouvé», notent les auteurs. Ils écrivent aussi qu'aucun procédé chimique ou thermique apte à détruire le virus de l'hépatite B n'était disponible, et que l'élimination des déchets médicaux n'était pas organisée.
Le centre a été fermé par les autorités sanitaires. Une procédure judiciaire est toujours en cours contre son responsable, Emmanuel Weill. Contacté par Le Figaro, celui-ci indique qu'il y a «zéro plainte, zéro preuve», et il critique sévèrement l'enquête sanitaire, tant dans ses locaux (il assure avoir toujours jeté ses aiguilles) que pour l'exploration des cas, incomplète selon lui. Quelle que soit l'issue du procès, cet épisode inédit est l'occasion de rappeler que tout geste médical nécessite des conditions strictes d'hygiène. «L'acupuncture est un acte médical dont la pratique n'est autorisée en France qu'aux personnes remplissant les conditions pour exercer la médecine et, sous certaines conditions, aux sages-femmes», concluent par ailleurs les auteurs de l'article.

2.500 contaminations par an

Quant à la transmission du virus de l'hépatite B par d'autres gestes médicaux que l'acupuncture, elle est de plus en plus rare, selon le Dr Rousseau, qui rappelle les nombreuses mesures de désinfection et d'hygiène instaurées dans les hôpitaux depuis une quinzaine d'années. Actuellement, les circonstances les plus fréquemment retrouvées de contamination par le virus de l'hépatite B sont les relations sexuelles à risque (35,7 %), les voyages en pays d'endémie (21,9 %), l'exposition familiale (7,7 %), la vie en institution (4,4 %) et l'usage de drogues (2,3 %), selon une autre enquête publiée en 2009 dans le BEH. Des contaminations qui, d'après les auteurs de cette étude, pourraient d'ailleurs être évitées dans la moitié des cas par le respect des recommandations de vaccination en vigueur.
Les infections par le virus de l'hépatite B (VHB) concerneraient chaque année 2.500 personnes dans notre pays, mais seulement 150 cas sont notifiés via le système de déclaration obligatoire. Un décalage important qui s'explique en partie par le fait que 70% de ces hépatites virales sont inapparentes cliniquement. Les éventuels signes d'infection aiguë (fatigue, fièvre, jaunisse…) surviennent 4 à 28 semaines après la contamination, qui se fait principalement par voie sanguine, sexuelle, ou de la mère à l'enfant. Très contagieux, «les virus de l'hépatite B sont assez résistants et peuvent persister plusieurs jours à température ambiante dans l'environnement, voire plusieurs semaines dans du sang séché», précisent les auteurs de l'article.

Le Distilbène, nocif sur trois générations

Une étude montre que les petits-enfants des femmes traitées avec cette hormone de synthèse, interdite en 1977, sont 40 à 50 fois plus exposés au risque de malformations du pénis.

Une étude épidémiologique présentée lundi portant sur les effets du Distilbène révèle que les petits-enfants des femmes traitées avec cette hormone de synthèse - interdite depuis 1977 du fait de sa dangerosité - sont 40 à 50 fois plus exposés au risque de l'hypospadias, une malformation de l'urètre.
Le Distilbène (DES) est un médicament prescrit pendant près de 30 ans aux femmes enceintes pour prévenir les fausses couches. Entre deux et huit millions de femmes dans le monde ont été traitées de cette façon entre 1948 et 1976 avant que le produit ne soit interdit. En France, le DES a concerné environ 200.000 patientes. 100.000 bébés y ont été exposés in utero.
Des tumeurs vaginales chez les filles et des malformations génitales chez les garçons sont les effets secondaires reconnus depuis plusieurs années chez ces bébés exposés. Mais, selon l'équipe constituée autour du professeur Charles Sultan, du CHRU Lapeyronie de Montpellier, ces problèmes peuvent également toucher les petits-enfants des femmes traitées.

Troubles psychiatriques

En cas d'hypospadias, l'orifice de l'urètre se trouve anormalement positionné sur la face inférieure du pénis et non à son extrémité. Détectée lors de l'examen pédiatrique, elle nécessite une intervention chirurgicale lorsque l'enfant atteint un an environ. Selon Nicolas Kalfa, chirurgien pédiatre co-signataire d'une analyse à paraître dans la revue Fertility ans Sterility, la fréquence de cette malformation est de 0,2% dans la population. Elle passe à 8,2% chez les garçons issus «de grands-mères distilbène».
Interrogé mardi par Le Parisien, le fabricant du Distilbène, le laboratoire UCB Pharma a estimé, par la voix de son directeur général, Mohamed Chaoui, que «UCB a toujours assumé ses responsabilités quand elles sont établies. Mais, à notre connaissance, il n'y a aucun lien scientifique établi entre le Distilbène et la troisième génération de personnes concernées».
Par ailleurs, note le quotidien, l'association des victimes du Distilbène a regroupé de nombreux témoignages d'enfants - filles et garçons - de femmes qui ont pris du Distilbène et qui ont développé des troubles psychiatriques, comme des schizophrénies et des troubles suicidaires.

Le Distilbène devant la justice
Un procès en appel concernant le Distilbène s'ouvre vendredi devant le tribunal de Versailles. En première instance, en 2009, le laboratoire UCB Pharma avait été condamné à verser plus de deux millions d'euros de dommages et intérêts à un enfant handicapé, en raison de l'exposition de sa mère au Distilbène durant la grossesse de sa grand-mère. Les juges du tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) avaient estimé que le très lourd handicap de Louis était directement lié à sa naissance très prématurée, qui était elle-même une conséquence directe de l'exposition in utero de sa mère au Distilbène.

Le marché des génériques tient ses promesses

Ces copies des médicaments de marque s'imposent peu à peu dans le monde. D'ici à 2015, le marché des génériques devrait atteindre 135 milliards de dollars.

Des quatre segments qui constituent le marché des industries de la santé aujourd'hui, seuls les laboratoires pharmaceutiques traditionnels sont à la traîne. Leur croissance d'ici à 2013 ne dépassera pas 4 % par an, estiment les experts de Pictet. À l'inverse, les biotechnologies (qui créent des médicaments à partir du vivant), les dispositifs médicaux et les génériques surfent sur des perspectives de croissance de 10 % à 20 % par an.
Biotechs et dispositifs médicaux sont portés par l'innovation alors que les génériques ne sont que la copie conforme des médicaments traditionnels. Mais cette absence de créativité leur permet justement de réduire leurs coûts et leurs prix de vente, ce qui est considéré comme une aubaine à peu près partout dans le monde aujourd'hui.
Dans les pays développés, les génériques permettent aux États de réduire le coût de la santé. En Chine, en Inde et dans les autres pays émergents, ils profitent de l'augmentation progressive des revenus de la population. La croissance des génériques va aussi s'accélérer dans les prochaines années grâce aux tombées de brevets protégeant les médicaments vedettes.
Entre l'anticholestérol Lipitor de Pfizer, l'antiulcéreux Nexium d'AstraZeneca ou le Lantus de Sanofi contre le diabète, l'équivalent de «150 milliards de dollars de médicaments de marque perdront leur brevet dans les cinq prochaines années», prévoient les gérants du fonds Pictet Generics. Ajouté à la réforme de la santé aux États-Unis, aux mesures du gouvernement japonais pour doubler la part des génériques dans le pays d'ici à 2012, ce mouvement devrait porter le marché mondial des génériques à près de 135 milliards de dollars d'ici à 2015.

Le choc anglais de la Ligue des champions

FOOTBALL - Un mois après la victoire des Blues en Premier League (2-1), Chelsea et Manchester United se retrouvent dans un quart de finale européen. Les Londoniens partent favoris du match aller dans leur antre où MU a rarement réussi ces dernières années.

Les échos de la rencontre
Il flottera comme un parfum de Premier League ce mercredi sur la pelouse de Stamford Bridge. Comme souvent ces dernières années, en raison notamment de la domination du football anglais en Europe, le tirage au sort des quarts de finale de la Ligue des Champions a réservé un duel 100% anglais entre Chelsea et Manchester United. Un remake de la finale 2008, remportée à Moscou par les Red Devils aux tirs au but (0-0, 6 tab à 5). Et s'ils ne veulent pas vraiment parler de revanche, les hommes de Carlo Ancelotti ont plutôt intérêt à sortir vainqueur de cet affrontement s'ils ne veulent pas finir fanny en fin de saison. Sortis de la FA Cup, distancés en Premier League… par Manchester United, les Blues n'ont en effet plus que la Ligue des Champions, véritable obsession d'Abramovich, pour "sauver" leur saison. Fort de statistiques impressionnantes face à MU à domicile (cela fait neuf ans que les Red Devils n'a pas gagné à Stamford Bridge !), les Blues, qui ne pourront pas aligner David Luiz, non qualifié, entendent faire la différence dès mercredi devant leur public. Et prieront pour cela pour un réveil de Fernando Torres, muet depuis son transfert record (58 millions d'euros) en provenance de Liverpool cet hiver.
Du côté mancunien, la saison peut encore se terminer en apothéose puisque le club est toujours en course pour un triplé Premier League-Ligue des Champions-FA Cup ! Même la cascade de blessures qui a touché les Red Devils au cœur de l'hiver n'a pas freiné leur marche en avant. Souvent critiqués pour la pauvreté de leur jeu et le manque de spectacle offert, les hommes d'Alex Ferguson n'en sont pas moins efficaces, comme en témoigne leur qualification chirurgicale contre l'OM en 8es de finale sans avoir vraiment forcer leur talent (2-1). Avec une infirmerie qui se vide petit à petit (Park Ji-Sung, Evans, Vidic, Owen ou encore Valencia sont pleinement opérationnels, Ferdinand a repris l'entraînement), MU reste un sérieux prétendant à la victoire finale dans cette compétition et entend bien le démontrer face aux Londoniens.
Composition des groupes
Chelsea
Non communiqué
Manchester United
Non communiqué
Ils ont dit
 Dès le tirage au sort, Carlo Ancelotti a écarté toute idée de revanche sur la finale de 2008 afin de fixer l'attention de ses joueurs sur ce quart de finale, et non sur le passé. «Il n'y a pas d'esprit de revanche. Je n'étais pas là mais, pour les joueurs, je ne sais pas. Je ne pense pas que la revanche soit une bonne motivation. Je préfère me motiver en pensant au futur. Il nous reste quatre matches à jouer avant peut-être d'atteindre la finale de Wembley et je pense que Chelsea peut le faire», déclarait le coach des Blues.
Du côté mancunien, les dernières prestations fournies à Stamford Bridge, bien que soldées par des défaites, ont rassuré les joueurs quant à leur capacité à obtenir un bon résultat mercredi. «Depuis que je suis au club, les matches à Stamford Bridge ont toujours été serrés. Nous n'avons jamais été dominés. Malheureusement, nous n'avons pas obtenu de bons résultats. Mais je suis sûr que la chance va tourner», indique Michael Owen, immédiatement suivi par Nemanja Vidic qui rappelle que «nous avons souvent joué de bons matches mais à la fin, nous ne sommes jamais repartis avec un bon résultat.» «Je pense que maintenant, nous devons jouer "salement" et gagner», avance le défenseur serbe.
Historique des confrontations
Chelsea et Manchester United s'affronteront pour la 159e fois de leur histoire. Le bilan penche largement en faveur de United avec 67 victoires pour 44 défaites et 47 matches nuls. La seule rencontre entre les deux formations sur la scène européenne remonte à la finale de la Ligue des Champions 2008, remportée par les Red Devils aux tirs au but (0-0, 6 tab à 5).
Leurs cinq derniers matches
Stoke City - Chelsea 1-1 (P. League, 31e j)
Chelsea - Manchester City 2-0 (P. League, 30e j)
Chelsea - Copenhague 0-0 (LdC, 8es de finale retour)
Blackpool - Chelsea 1-3 (P. League, 29e j)
Chelsea - Manchester United 2-1 (P. League, 18e j)
West Ham - Manchester United 2-4 (P. League, 31e j)
Manchester United - Bolton 1-0 (P. League, 30e j)
Manchester United - Marseille 2-1 (LdC, 8es de finale retour)
Manchester United - Arsenal 2-0 (FA Cup, ¼ de finale)
Liverpool - Manchester United 3-1 (P. League, 29e j)

mardi 5 avril 2011

Le Real Madrid frappe fort


Rapidement en supériorité numérique, le Real Madrid s'est montré sans pitié contre Tottenham (4-0) et s'ouvre ainsi la porte des demi-finales. Sauf sensation à White Hart Lane, les Merengue seront présents dans le dernier carré.

Real Madrid-Tottenham 4-0
Real Madrid : Adebayor (4e, 57e), Di Maria (72e), Ronaldo (87e)
Pour son premier quart de finale de C1 après sept ans de disette, le Real Madrid a franchi un pas important en vue d'une qualification pour le tour suivant en atomisant Tottenham à Bernabeu (4-0). Avec Ronaldo, finalement titulaire, les Merengue abordaient l'entame de match avec maîtrise et sérieux. Sans tarder, Ronaldo (3e) et Di Maria (4e) frôlaient le cadre sur leurs premières tentatives. Gomes n'était pas inquiété mais ce double avertissement n'était pas anodin. Pour preuve, dans la foulée, sur un corner d'Ozil, Adebayor catapultait un ballon de la tête au fond des filets adverses avec la complicité maladroite de Modric (1-0, 4e). Les affaires des Spurs empiraient lorsque Crouch était renvoyé aux vestiaires après deux tacles irréguliers et sanctionnés (9e, 15e). Difficile d'imaginer pire scénario pour Tottenham. Pourtant, Van der Vaart avait l'égalisation au bout du pied sur une longue touche de Bale. C'était sans compter sur le retour in extremis de Carvalho qui empêchait le Néerlandais d'ajuster Casillas (29e).
Hormis cette chaude alerte sur son but, le Real profitait de sa supériorité numérique pour camper dans la surface adverse. Il fallait toutefois attendre la fin de première période et deux penalties oubliés dans la surface anglaise (42e, 43e) pour voir Tottenham au bord du KO. Au retour des vestiaires, les Madrilènes maintenaient toutefois la pression et voyaient leurs efforts récompensés lorsqu'Adebayor plaçait une tête imparable en réception d'un centre millimétré de Marcelo (2-0, 57e). Le redoutable jeu de tête du Togolais n'était pas loin de crucifier une nouvelle fois la défense londonienne mais Gomes, au prix d'une jolie claquette, sauvait les apparences (66e). Mais le portier de Tottenham ne pouvait limiter la casse plus longtemps en s'avouant logiquement vaincu sur une frappe somptueuse de Di Maria en pleine lucarne (3-0, 72e). Puis, en fin de rencontre, sur une reprise du droit de Ronaldo qui transperçait son angle fermé (4-0, 87e). Dans le rouge en fin de partie, les Spurs ne sont ainsi pas parvenus à préserver leurs chances en vue d'une hypothétique qualification. Le retour à White Hart Lane, sauf scénario cataclysmique pour Madrid, ne sera qu'une occasion pour eux d'achever leur joli parcours sur une bonne note.
Les joueurs du match
Lorsque Tottenham tenait encore à peu près bon en défense, le travail d'Emmanuel Adebayor a été un atout précieux pour le Real. D'une part car le jeu de Togolais a permis à sa formation d'être mise sur les bons rails. D'autre part, car son rôle de pivot a usé la défense londonienne qui a ainsi craqué en fin de rencontre. Hormis le rôle clé d'Adebayor, on peut souligner l'impressionnant abattage de Mesut Özil à la baguette du jeu madrilène ou encore l'incessante activité de Marcelo sur son couloir gauche.
On n'a pas aimé
Ils ne le diront sans doute pas mais Harry Redknapp et ses joueurs peuvent avoir une dent contre Peter Crouch. L'expulsion de ce dernier a considérablement compliqué la tâche de ses partenaires dans ce quart de finale. Une expulsion d'autant plus frustrante pour l'Anglais, averti deux fois en l'espace de six minutes pour deux fautes copies conformes. En son absence, l'attaque de Tottenham n'a jamais semblé en mesure de se réorganiser pour exister à Bernabeu.
Les quarts de finale aller en images :

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