Au moins deux fils du dirigeant libyen proposeraient une transition vers une démocratie constitutionnelle qui prévoirait le retrait du pouvoir de leur père.
Le Conseil national de transition (CNT), qui représente les rebelles, a rejeté lundi l'idée d'une transition menée par un des fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, dont le New York Times a fait état.
"Cela est complètement rejeté par le Conseil", a déclaré le porte-parole du CNT, Chamseddine Abdulmelah, à Benghazi, fief rebelle dans l'Est de la Libye.
"Kadhafi et ses fils doivent partir avant toute négociation diplomatique", a-t-il affirmé.
Au moins deux fils du dirigeant libyen proposent une transition vers une démocratie constitutionnelle qui prévoirait le retrait du pouvoir de leur père, a rapporté dimanche soir le New York Times.
Citant un diplomate sous couvert de l'anonymat et un responsable libyen informés du projet, le quotidien américain indique que la transition serait pilotée par l'un des fils de Kadhafi, Seif al-Islam.
Nouveaux revers politiques pour Kadhafi
(Ali Abdelsalam Triki en 2003, Reuters)
Le pouvoir libyen a connu un nouveau revers avec la démission dimanche d'un conseiller du colonel Kadhafi, Ali Triki, doyen des diplomates, quatre jours après la défection du chef de la diplomatie, Moussa Koussa.
Par ailleurs, L'Italie reconnaît le Conseil national de transition (CNT) libyen comme le "seul interlocuteur légitime" et estime que les propositions de sortie de crise du régime de Kadhafi "ne sont pas crédibles", a indiqué lundi le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini.
Statu-quo à Brega
Lundi matin, au lendemain d'intenses combats entre rebelles et forces loyales au dirigeant libyen aux portes de Brega, aucun signe d'affrontements n'était audible à une dizaine de kilomètres à l'est du port pétrolier, situé à 800 km à l'est de Tripoli, selon les journalistes de l'AFP.
"Peut-être les forces de Kadhafi sont-elles juste un peu plus loin, peut-être que non. Des avions de l'Otan ont survolé la zone ce matin. Aucune bombe n'a été larguée", explique un rebelle, Mohammad Jahmi.
"Peut-être les forces de Kadhafi sont-elles juste un peu plus loin, peut-être que non. Des avions de l'Otan ont survolé la zone ce matin. Aucune bombe n'a été larguée", explique un rebelle, Mohammad Jahmi.
Bavure de l'Otan?
Certaines des victimes civiles tuées par erreur lors d'une frappe aérienne de l'Otan vendredi près de Brega, en Libye, étaient en réalité des "infiltrés de Kadhafi", a affirmé dans une interview lundi Moustapha Abdeljalil, chef de l'organe représentatif des insurgés.
Interrogé par le journaliste du quotidien La Stampa sur cette possible bavure de l'Otan, le chef du Conseil national de transition (CNT) libyen a admis: "il faut prendre ça en compte aussi et nous en sommes vraiment désolés".
"Mais je veux ajouter qu'après une enquête interne nous avons vérifié que les jeunes révolutionnaires victimes de tirs amis étaient en fait des infiltrés de Kadhafi", a-t-il ajouté, sans préciser quelles étaient les victimes considérées comme des infiltrés.
Interrogé par le journaliste du quotidien La Stampa sur cette possible bavure de l'Otan, le chef du Conseil national de transition (CNT) libyen a admis: "il faut prendre ça en compte aussi et nous en sommes vraiment désolés".
"Mais je veux ajouter qu'après une enquête interne nous avons vérifié que les jeunes révolutionnaires victimes de tirs amis étaient en fait des infiltrés de Kadhafi", a-t-il ajouté, sans préciser quelles étaient les victimes considérées comme des infiltrés.
05:06
admin
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