mercredi 30 mars 2011

Le fair-play financier peut "éviter le désastre mais ne va pas assez loin"

le FC Valence est un des clubs en grandes difficultés.
Michel Platini a été reconduit à la présidence de l'UEFA, mardi 22 mars, à Paris pour quatre années. Son deuxième mandat doit lui permettre de mettre en œuvre le fair-play financier, dont il a déjà réussi à faire admettre le principe. Olivier Ferrand, président de la fondation Terra Nova et l'un des auteurs du rapport sur les dérives financières du football européen, estime que cette mesure est une "bonne chose" mais qu'elle ne s'attaque que globalement au problème, négligeant les spéculations financières et les dettes faramineuses de certains clubs.

Le flair-play financier est-il une bonne nouvelle pour le football ?

Tout part d'un constat rassurant : Platini, l'UEFA, les présidents de club ont identifié le problème : les recettes commerciales ne couvrent pas les dépenses. Même si ces recettes ont dans le même temps augmenté considérablement, elles n'arrivent pas à combler le déficit en raison de l'éclatement des masses salariales, qui atteignent des sommets. Le fair-play financier, c'était important de le mettre en place et il n'est pas forcément trop tard. C'est une bonne mesure qui se fixe pour objetif d'éviter le désastre. Car on est vraiment sur le fil du rasoir.

Quels sont les principaux écueils du football professionnel ?

Il y a actuellement trois expédients principaux dans le foot. Tout d'abord, la spéculation financière sur le prix de joueurs et sur les plus-values à leur revente qui font que les prix augmentent encore et toujours et que les clubs les vendent le plus rapidement possible pour ne pas perdre d'argent.

Il y a aussi l'endettement énorme de 15 milliards d'euros dans le football européen avec notamment 5 milliards en Espagne ou encore 1 milliard pour le seul Manchester United. Il y a un manque total de régulation sauf en France avec la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion). Ce surendettement est facilité par un système comptable faussé par l'actif financier que représente le joueur et qui permet aux clubs d'aller voir les banques pour emprunter et donc de s'endetter.

Enfin, il y aussi les mécènes qui entrent dans le monde du football sans recherche de rentabilité, mais plutôt pour se créer une image ou entrer dans un réseau. Ils injectent beaucoup d'argent, faisant encore gonfler la bulle financière.

Comment contrôler la masse salariale des clubs ?

Pour contrôler les salaires, il faudrait imposer une masse salariale en Europe à auteur de 55 % du chiffre d'affaires de chaque club, à l'instar de ce qui se fait dans les quatre grandes ligues de sport professionnel aux États-Unis qui imposent, avec différentes règles selon les ligues, un "salary cap" (plafond salarial). Cela serait toujours moins régulateur qu'en Amérique, mais ça réglerait une partie du problème puisque, aujourd'hui, la masse salariale des clubs, c'est 90 % du chiffre d'affaires en Angleterre, et 70 % en France par exemple, ce qui ne laisse qu'une faible partie pour faire vivre le club.

Quel est le risque majeur pour le football professionnel européen ?

Le risque est que la bulle financière éclate. Il y a déjà eu des faillites de club, notamment en deuxième division italienne, mais si un grand club fait faillite – et certains n'en sont pas loin, comme Valence en Espagne –, cela aurait de graves conséquences. Cette faillite libérerait de nombreux joueurs de qualité, gratuits, faisant ainsi baisser les prix globaux du marché et donc les valeurs de tous les autres joueurs. Dès lors, à titre d'exemple, les 100 millions d'euros de Cristiano Ronaldo, en valeur, baisseraient d'un coup pour n'atteindre que 20 millions d'euros. Cela ferait par conséquent baisser énormément les actifs financiers de son club, actifs financiers qu'utilise le club pour évaluer sa valeur et emprunter aux banques. C'est alors le club qui se trouverait dans un équilibre plus que précaire.

Quelles autres mesures prôneriez-vous ?

Nous pensons qu'il faudrait également supprimer les plus-values financières sur les reventes des joueurs, car les dépenses des clubs doivent être financées par des recettes pérennes et non par des recettes exceptionnelles comme le sont les ventes de joueurs. En allant au bout des choses, l'idée serait de clore les transferts complètement, comme en NBA par exemple, et d'échanger les joueurs entre eux. Ce serait un basculement total de politique mais c'est réalisable si l'on s'en donne les moyens.

Un autre point très important est de contrôler les dettes des clubs. Des clubs comme Manchester United peuvent faire des profits et avoir un bon chiffre d'affaires et dans le même temps contracter des dettes énormes. Il faudrait créer une DNCG européenne, un vieux serpent de mer, pour contrôler et surveiller les dettes des clubs.

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