mardi 5 avril 2011

Le Real et Adebayor écrasent Tottenham


Le Real Madrid s'est quasiment qualifié pour les demi-finales de la Ligue des Champions en dominant les Anglais de Tottenham (4-0) à domicile. Emmanuel Adebayor a marqué les deux premiers buts madrilènes de la tête, alors que les Spurs sombraient en deuxième période, victimes de l'expulsion précoce de leur attaquant Peter Crouch.
Harry Redknapp pensait sûrement jouer un bon tour à son homologue José Mourinho en laissant Aaron Lennon sur le banc pour titulariser Jermaine Jenas, faisant ainsi mentir la feuille de match à quelques minutes du coup d’envoi. Mais il en faut plus pour flouer l’entraineur portugais du Real Madrid. Dès l’entame de match, Cristiano Ronaldo, que Mourinho a souhaité faire jouer contre l’avis des médecins, se fait remarquer en enchainant un crochet et une frappe de l’extérieur de la surface. Une minute plus tard, il dévie un ballon au premier poteau, Adebayor la remet en retrait pour Di Maria qui est à deux doigts d’ouvrir le score. Sur le corner qui suit, Adebayor ouvre le score de la tête, dès la 4e minute (1-0). Le pire, c’est que c’est Jenas, le joker de son coach, qui était chargé de marquer le buteur togolais.
Adebayor omniprésent, Crouch expulsé
Après son ouverture du score, ce dernier est absolument partout dans un début de match euphorique. En phase offensive, Adebayor vient rechercher les ballons à quarante mètres du but adverse et les porte vers l’avant. Trop enthousiaste, il prend d’ailleurs un carton jaune lorsqu’il vient tacler trop violemment Assou-Ekotto le long de la touche. En phase défensive, l’attaquant n’est pas en reste, venant chercher un ballon jusque sur la tête de Peter Crouch dans un duel de géant. L’Anglais, seul buteur du huitième-de-finale de Tottenham face à Milan, ne sait pas trop quoi faire sur la pelouse de Bernabeu. Après un premier carton jaune reçu à la 9e minute pour un tacle très en retard sur Sergio Ramis, Crouch récidive sur Marcelo quelques instants plus tard. Exclu, il laisse ses coéquipiers se débrouiller à dix contre onze dès le quart d’heure de jeu.
Le reste de la partie n’est alors qu’un grand exercice d’attaque-défense dans lequel le Real et son public ont le beau rôle. Marcelo à gauche et Di Maria à droite se chargent des débordements et les centres pendant que Cristiano Ronaldo fait l’électron libre dans l’axe, provoque, par dans le dos de la défense, obtient des coups-francs bien placés. La pression sur le but de Gomes est énorme mais les Anglais tiennent le choc. Ils parviennent même à se créer quelques menues occasions sur contre, grâce à leur joyau de l’aile gauche, Gareth Bale. Celui-ci va provoquer tout seul Sergio Ramos est réussit par deux fois à le dépasser, frappant ensuite dans le petit filet (30e, 53e).
Tottenham prend l'eau en deuxième mi-temps
Bon an mal an, la mi-temps est donc atteinte avec le plus minime des écarts. Mais la seconde période débute sur un rythme similaire, voire plus élevé, et l’infériorité numérique des Spurs ne leur permet plus de résister aux assauts espagnols. Malgré sa convalescence, Cristiano Ronaldo continue à apporter le danger, comme lorsqu’il envoie une frappe de l’extérieur du pied au ras du poteau dès la 49e minute. C’est également le Portugais qui obtient un corner et le joue très vite pour Marcelo (57e). Le Brésilien centre pour Adebayor qui croise sa tête et s’offre un doublé (2-0). Le Togolais est même à deux doigts de s’offrir un coup du chapeau sans les pieds lorsque, sur une longue transversale de Lassana Diarra, sa reprise du crâne est sortie de la lucarne par Gomes (72e).
A aucun moment on ne sent les Anglais capables de renverser la tendance et le remplaçant de Karim Benzema (blessé pour ce match) peut s’offrir une standing ovation lorsqu’il est remplacé par Higuain (76e). Ce changement a lieu juste après la prolongation du festival madrilène par Di Maria. Servi par son compatriote, Cristiano Ronaldo, à droite de la surface, l’ailier repique au centre et envoie une superbe frappe enroulée dans la lucarne opposée (3-0, 72e). On aurait presque tendance à dire que les Anglais s’en seraient bien tirés en ne repartant de Santiago Bernabeu qu’avec trois buts à rattraper. Mais C. Ronaldo voulait montrer à ses médecins que leur diagnostic n’avait que peu de valeur comparé à son talent. Sur un centre de Kaka, entré quelques minutes auparavant, la star du Real reprend de volée au deuxième poteau et trompe Gomes pour la quatrième et dernière fois du match (4-0, 88e). Le Real Madrid a déjà plus d’un pied en demi-finale de Ligue des Champions. Tottenham a perdu Crouch dès l’entame du match et avec lui tout espoir de qualification.

Près de 30 % des capacités militaires de Kadhafi détruites


L'Otan, qui a publié ces chiffres mardi, a par ailleurs rejeté toute responsabilité dans le «malheureux accident» de vendredi dernier, au cours duquel l'aviation alliée avait tué par erreur treize Libyens. Le colonel Kadhafi, lui, cherche toujours une porte de sortie.

• 30% des capacités militaires de Kadhafi détruites

Les frappes des forces occidentales ont détruit 30% des capacités militaires du colonel Mouammar Kadhafi depuis le début de l'intervention en Libye, a déclaré mardi un général de l'Otan au siège de l'alliance à Bruxelles. Les opérations de la coalition multinationale ont commencé le 19 mars, avant d'être relayées depuis le 31 mars par l'Otan.

L'organisation a mené un raid aérien mardi contre des forces loyalistes à Kadhafi à une trentaine de kilomètres à l'est du port pétrolier de Brega, lui-même situé à 800 kilomètres à l'est de Tripoli, selon un journaliste de l'Agence France-Presse. Le raid, qui a eu lieu vers 9 heures, a détruit deux pick-up des forces pro-Kadhafi, qui avaient effectué une incursion dans le secteur déserté. Il n'a en revanche pas fait de victimes, les soldats qui se trouvaient dans les véhicules ayant réussi à s'échapper. Brega est le théâtre d'échanges de feu intenses depuis jeudi, les deux côtés - insurgés et loyalistes - s'avançant à chaque fois avant de devoir reculer sous le feu des bombardements.

Parallèlement, le chef militaire de la rébellion libyenne, le général Abdel Fattah Younés, a accusé l'Otan de «laisser mourir les habitants de Misrata», une ville à l'est de Tripoli soumise à des bombardements des forces de Mouammar Kadhafi depuis plus d'un mois. «Si l'Otan attend encore une semaine de plus, il n'y aura plus rien à Misrata», a-t-il déclaré. Avant d'ajouter : «Que fait l'Otan? Ils bombardent ici et là», alors que les habitants de Misrata sont menacés «d'extermination». Ces accusations interviennent quelques heures après que l'Alliance atlantique a annoncé qu'elle avait fait de la défense de Misrata sa «priorité numéro un».

Par ailleurs, depuis 22 heures GMT lundi (minuit en France), plus aucun avion de combat américain n'a effectué de sortie, a annoncé un porte-parole du Pentagone, qui a toutefois souligné que les appareils se tenaient prêts à intervenir «au cas où l'Otan en ferait la demande». L'armée américaine ne devrait plus fournir désormais que des avions destinés à effectuer des ravitaillements en vol et effectuer des missions de brouillage et de surveillance.

• L'Otan rejette toute responsabilité dans l'«accident» de vendredi

L'Otan a estimé mardi qu'elle n'avait aucune responsabilité dans le «malheureux accident» de vendredi dernier, au cours duquel l'aviation alliée, se croyant attaquée, avait tué par erreur neuf rebelles et quatre civils libyens.

«Nous avons noté que les forces d'opposition avaient déjà reconnu que c'était leur faute, et que les tirs de joie avaient provoqué la réaction» des avions alliés, a déclaré un responsable militaire de l'alliance. Les rebelles «ont tiré les leçons et retiré les jeunes gens très enthousiastes de la ligne de front pour y envoyer des gens plus expérimentés, et fait passer le message qu'il ne devait plus y avoir ce genre de tir de joie», a-t-il ajouté, précisant que «l'Otan n'a pas lancé d'enquête formelle» sur cette affaire, qu'elle considère comme «close».

Un avion de l'Otan avait ouvert le feu à une quinzaine de kilomètres à l'est de Brega sur un convoi de cinq ou six véhicules, dont une ambulance, après qu'un rebelle a tiré en l'air à la mitrailleuse avec des balles traçantes, en signe de joie, selon un responsable politique de la ville d'Ajdabiya. Treize Libyens avaient trouvé la mort dans cette frappe - neuf rebelles ainsi que les quatre occupants de l'ambulance, le conducteur et trois étudiants en médecine de Benghazi.

• Mouammar Kadhafi cherche une issue au conflit

Le dirigeant libyen semble désormais chercher une voie diplomatique pour sortir du conflit, plus de deux semaines après le début de l'intervention internationale en Libye. Dans la nuit de lundi à mardi, le porte-parole du gouvernement libyen a affirmé que le régime était prêt à négocier toute forme de réforme politique, comme des élections ou un référendum, tout en rejetant un départ du colonel Mouammar Kadhafi. «Le leader est la soupape de sécurité pour le pays et pour l'unité de la population et des tribus. Nous pensons qu'il est très important pour toute transition vers un modèle démocratique et transparent», a averti Moussa Ibrahim.

Lundi soir, le dirigeant libyen a fait une apparition en public dans sa résidence de Bab el-Aziziya à Tripoli, qui avait été la cible le 20 mars d'un missile de la coalition, a rapporté la télévision nationale libyenne. Il s'agissait de la première apparition publique du colonel Kadhafi depuis le 22 mars.

La veille, le New York Times a rapporté que deux des fils de Kadhafi, de plus en plus isolé, Seif al-Islam et Saadi, ont proposé une transition vers une démocratie constitutionnelle qui prévoirait le retrait du pouvoir de leur père. Selon le quotidien américain, citant un diplomate sous le couvert de l'anonymat et un responsable libyen informés du projet, la transition serait pilotée par Seif al-Islam.

Le Conseil national de transition (CNT), qui représente les rebelles, a aussitôt rejeté cette idée. «Kadhafi et ses fils doivent partir avant toute négociation diplomatique», a déclaré un porte-parole du CNT, Chamseddine Abdulmelah, à Benghazi (est), fief des insurgés.

• Premier chargement de pétrole par les rebelles mardi

Un pétrolier a accosté mardi à Tobrouk, dans l'est de la Libye, et devrait charger la première livraison de pétrole expédiée par la rébellion libyenne depuis l'arrêt total des exportations du pays, selon le spécialiste en données maritimes Lloyd's List Intelligence. C'est la première fois que les rebelles libyens, qui contrôlent plusieurs ports de l'est du pays, mènent une telle opération depuis l'entrée dans le conflit de la coalition internationale mi-mars, selon les données de Lloyd's List. Il s'agit pour eux d'un moyen de financer l'insurrection contre le colonel Kadhafi.

L'Union européenne a réagi à cette annonce, en assurant mardi ne pas avoir d'objections concernant l'achat éventuel de pétrole aux rebelles libyens, du moment que les revenus tirés de cette transaction ne profitent pas au régime du colonel Kadhafi, a déclaré le porte-parole de la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton.

Özil, nouveau Merengue


Mesut Özil  

Mesut Özil rejoint le Real Madrid après de longues négociations. (Panoramic)
Après d’âpres négociations, le Werder Brême et le Real Madrid ont trouvé un accord ce mardi, permettant à Mesut Özil de rejoindre la Maison Blanche.
par Fabien Mulot, le 17-08-2010

La partie de poker menteur est terminée. Alors que Mesut Özil avait déclaré il y a peu être prêt à rejoindre libre le Real Madrid la saison prochaine, devant l’insistance des dirigeants du Werder Brême à vouloir le conserver une année supplémentaire, l’international allemand évoluera bien dès cette saison à la Maison Blanche. Sur leurs sites officiels respectifs, les deux clubs ont annoncé ce mardi qu’un accord avait été trouvé entre les deux parties après de longues négociations, permettant au jeune prodige d’origine turque de rejoindre les rangs madrilènes.
Özil, 6 ans au Real
Selon As, le milieu de terrain offensif devrait rallier la capitale espagnole mercredi, pour y effectuer la traditionnelle visite médicale, tandis qu’il sera présenté aux socios du Real Madrid en fin de semaine. L’indemnité de transfert devrait avoisiner les 15 millions d’euros, soit 5 de moins que ce qu’exigeait encore lundi les dirigeants brêmois, et le contrat devrait porter sur 6 saisons moyennant 5 millions d’euros par an. Agé de 21 ans, Özil quitte le Werder Brême après deux saisons et demi réalisées sous les ordres de Thomas Schaaf, au cours desquelles il a inscrit 18 buts en 124 rencontres. Après une coupe du Monde aboutie, qui l’aura révélé aux yeux du monde sous le maillot de l’Allemagne (3e), le natif de Gelsenkirchen quitte donc pour la première fois de sa carrière la Bundesliga, direction la Liga.
Mourinho sous le charme
L’objectif est clair pour le milieu de terrain : s’imposer au sein de l’entrejeu madrilène afin de  disputer la Ligue des Champions, et ainsi pouvoir franchir un palier dans sa jeune carrière. La tâche ne sera pas aisée pour Özil, car les joueurs à son poste se bousculent au Real (Gago, Granero, Khedira, Xabi Alonso, les Diarra’s, Kaka et Van der Vaart), mais sa fine technique et son sens tactique devraient lui permettre de se mettre rapidement en évidence aux yeux de José Mourinho, qui voit en lui un joueur polyvalent, comme il l’a confié dans les colonnes de Marca : «Il est très polyvalent et me permettra plusieurs options tactiques.» Après avoir réussi le coup de force d’enrôler l’une des pépites les plus convoitées en Europe, le Real Madrid devrait désormais se pencher sur le chantier de sa défense, décimée par les pépins physiques à quelques encablures de la reprise de la Liga.

Özil, tête de Turc


Mesut Özil  

Mesut Özil, soutenu par Lukas Podolski, vivra un match particulier contre la Turquie. (Panoramic)
Ce vendredi, l’Allemagne reçoit la Turquie pour ce qui est le choc de cette troisième journée des qualifications pour l’Euro 2012. Un match entre les deux leaders du groupe A qui aura une saveur particulière pour Mesut Özil, meneur de jeu allemand d’origine turque.
par Romain Canault, le 08-10-2010

L’attaque d’Altintop
Vendredi soir, dans l’antre du Stade Olympique de Berlin, où l’on attend pas moins de 30 000 Turcs, Mesut Özil aura probablement le cœur bien serré. Née à Gelsenkirchen de parents ottomans, le nouveau meneur de jeu du Real Madrid illustre, malgré lui, le parfait exemple d’une intégration réussie. Rencontre forcément spéciale pour celui qui avait hésité entre la Nationalmannschaft et la sélection de la lune et de l’étoile lorsque Joachim Löw l’avait convoqué pour la première fois en février 2009 pour un match amical contre la Norvège. Depuis, le numéro 8 (19 sélections, 2 buts) a rapidement fait ses preuves au point de devenir le dépositaire du jeu de la Mannschaft. Véritable révélation lors du dernier Mondial sud-africain avec les Allemands, avec qui il termina notamment troisième, Özil a pris encore une nouvelle dimension cet été en rejoignant la pléiade de stars madrilènes. Une dimension mal perçue de l’autre côté du Bosphore et notamment par Hamit Altintop qui n’a pas hésité à allumer son ancien partenaire à Schalke 04. «Le football est parfois une affaire de sentiments, mais bien plus souvent de business. En tant qu'international allemand, Mesut a un lobby derrière lui, une plus grande valeur sur le marché des transferts et gagne plus d'argent, estime le milieu du Bayern Munich dans les colonnes du Süddeutsche Zeitung. Et d’ajouter sans concessions : S'il avait choisi la Turquie, il n'aurait pas joué la Coupe du Monde et ne serait pas au Real Madrid, c'est aussi simple que cela».
Ozil contre «ses amis»
Critiqué sur le fait d’avoir opté pour sa terre d’accueil plutôt que celle d’origine, Mesut Özil n’a pas tardé à réagir pour défendre son choix. «Il n'y avait pas d'autre choix à faire pour moi que l'Allemagne, répond-il. J'ai grandi ici, j'ai joué dans toutes les sélections de jeunes, j'ai beaucoup d'amis, je me sens bien dans cette équipe et je suis très fier d'en faire partie». Car entre l’Allemagne et la Turquie, l’histoire est souvent connue. En effet, rares sont les joueurs d’origine turque à avoir choisi de porter les couleurs du pays de leur naissance, excepté Mehmet Scholl, ancien international allemand. Ces derniers années, le cas s’était vérifié avec Yildiray Bastürk (Blackburn), Nuri Sahin (Dortmund) et les frères Altintop, Hamit (Bayern Munich) et Halil (Francfort). Pour Özil, la question ne se posait pas. L’enjeu sportif de cette affiche restait bien plus important à ses yeux, comme il l’affirmait dans un entretien accordé au quotidien espagnol As. «La Turquie a un potentiel énorme mais on a montré cet été de quoi on était capable, a-t-il dit. Bien sûr que c'est une rencontre spéciale, parce que je jouerai contre mes amis. Mais je veux aussi gagner ce match, battre la Turquie». Pas si sûr que «ses amis» ne partagent le même avis…

Arsenal est maudit


Globalement dominateur, Arsenal s'est pourtant incliné face à Birmingham en finale de la Coupe de la Ligue anglaise (1-2) à la suite d'une grosse mésentente entre Laurent Koscielny et son gardien dans les arrêts de jeu. Les Gunners courrent donc toujours après un trophée depuis 2005 !

Arsenal-Birmingham City 1-2
Arsenal : Van Persie (39e)
Birmingham City : Zigic (28e), Martins (90e)
La déception est sans doute à la hauteur de l'attente. Depuis 2005, soit 2108 jours de disette (!), Arsenal court en effet après un trophée. Et l'attente va encore durer quelques mois après la défaite surprenante et frustrante des hommes d'Arsène Wenger face à Birmingham City (1-2) en finale de la Coupe de la Ligue. Une finale dans laquelle les Gunners faisaient pourtant figures de grands favoris. Favoris sur le papier, certes, mais encore fallait-il le démontrer sur la pelouse de Wembley. Les Gunners s'y attelaient rapidement avec notamment un tir en pivot d'Arshavin qui obligeait Foster à une parade du pied (9e) ou un slalom de Nasri ponctué par une frappe hors cadre (14e). Arsenal imposait peu à peu sa domination mais Birmingham ne ratait pas une occasion de sortir, se servant parfaitement de Nikola Zigic en pivot. Le Serbe posait de sérieux problèmes à la charnière Djourou-Koscielny. Et ce n'était finalement qu'une demi-surprise de le voir ouvrir le score, de la tête évidemment, peu avant la demi-heure de jeu après un corner (0-1, 28e). En dehors d'une tête au-dessus de Van Persie (28e), Arsenal peinait à réagir. Et Zigic était à deux doigts de doubler la mise mais butait sur Szczesny (34e). Les Gunners n'y étaient plus vraiment et il fallait une frappe de Wilshere sur la barre pour les réveiller. Dans la foulée, Arshavin débordait côté droit et centrait pour Van Persie dont la reprise du droit ne laissait aucune chance à Foster (1-1, 39e). Revigorés par ce but, les Londoniens auraient même pu rentrer aux vestiaires avec un but d'avance sans une belle parade de Foster sur un tir lointain de Nasri (45e+4).
Au retour des vestiaires, Arsenal voulait prendre l'avantage rapidement. Mais en dehors d'un déboulé de Sagna conclu par une reprise non cadrée de Rosicky (59), les Gunners peinaient à s'approcher de la surface adverse. Et Birmingham continuait à développer son jeu direct, ce qui suffisait à faire passer des frissons dans les rangs des Gunners. Comme sur ce tir sans contrôle de Fahey des 16 mètres qui heurtait le poteau d'un Szczesny battu (58e). Cette chaude alerte calmait les ardeurs des Gunners et donnait confiance à Birmingham. Les joueurs d'Alex McLeish ne laissaient que peu d'espaces aux Londoniens qui n'avaient guère que les coups de pieds arrêtés ou les tentatives lointaines pour espérer marquer. Mais renforcée par Zigic, la défense des Blues était impériale sur les phases arrêtées. Samir Nasri prenait alors les choses en mains mais manquait de puissance (72e) ou trouvait un Foster impérial sur sa route (76e). Le portier de Birmingham était encore parfait sur un tir de Bendtner, entré à la place de Van Persie (76e), une Madjer de Rosicky (79e) ou un tir lointain de Nasri (80e). Et ce qui devait arriver arriva : à force de dominer sans marquer, Arsenal se faisait surprendre, bêtement qui plus est. Sur un long ballon dévié par Zigic, Koscielny et Szczesny se gênaient et Obafemi Martins, fraîchement entré, n'avait plus qu'à pousser le ballon dans le but vide (1-2, 90e). Le coup était rude pour Arsenal qui ne s'en relevait pas et voyait, impuissant, les joueurs de Birmingham mettre fin, eux, à 48 ans sans trophée ! Les fans d'Arsenal devront encore attendre leur tour...
Le joueur du match
Si Arsenal doit encore patienter avant de soulever un nouveau trophée, il le doit en grande partie à Ben Foster. Le portier anglais, longtemps remplaçant guère convaincant à Manchester United (12 matches de Premier League entre 2007 et 2010) a réussi une finale de toute beauté, écoeurant tous les attaquant d'Arsenal en de multiples occasions. Samir Nasri, notamment, a buté à quatre reprises sur le champion d'Angleterre 2008 et 2009, logiquement élu homme du match au coup de sifflet final.
On n'a pas aimé
On pourrait parler du manque de réalisme d'Arsenal, qui a globalement eu la mainmise sur le match sans être efficace, mais ce que l'on retiendra de cette finale, malheureusement pour les Gunners, sera l'incroyable mésentente entre Szczesny et Koscielny qui a amené le but victorieux de Martins. Le portier polonais et le défenseur français ont fait preuve d'un cruel manque de communication sur cette action là, se gênant mutuellement au moment de prendre le ballon. Une erreur grotesque qui coûte très cher aux hommes d'Arsène Wenger...

Real Madrid-Tottenham en direct

Décroché dans la course au titre de champion d'Espagne après son revers contre Gijon samedi (0-1), le Real Madrid veut se relancer mardi soir contre Tottenham en quarts de finale de la Ligue des Champions.

Les échos de la rencontre
C'est peu dire que le Real Madrid jouera gros mardi soir à Bernabeu. Depuis leur défaite contre le Sporting Gijon (0-1) samedi soir, le titre de champion d'Espagne n'est plus qu'un rêve pour les hommes de José Mourinho. Pour décrocher un titre cette année, il reste donc aux Madrilènes la Coupe du Roi et la Ligue des Champions. Le quart de finale aller contre Tottenham revêt donc une importance capitale pour les Madrilènes. Si capitale que José Mourinho semble prêt à faire jouer Cristiano Ronaldo et Marcelo contre l'avis des médecins du club ! Un risque qui en dit long sur la motivation mais aussi l'inquiétude de finir la saison sans trophée qui commence peut-être à envahir le camp merengue. Il faut dire que Mourinho devra déjà se passer des services de Karim Benzema, indisponible depuis sa blessure avec les Bleus contre la Croatie en amical (0-0). Heureusement pour lui, le technicien portugais enregistre le retour de Gonzalo Higuain, entré en cours de jeu contre Gijon et qui devrait encore se voir offrir du temps de jeu mardi. Heureusement aussi que le Real marche fort à domicile cette saison en Ligue des Champions : quatre matches, quatre victoires, 11 buts marqués, 0 encaissé !
Si le Real reste donc sur une défaite, Tottenham n'est guère plus en forme puisque les Londoniens n'ont plus gagné depuis le 15 février dernier et leur succès à Milan (0-1). Depuis ce voyage victorieux à San Siro, les Spurs ont enchaîné quatre nuls (dont trois 0-0) et une défaite (3-1) à Blackpool, modeste 17e de Premier League. Autant dire qu'Harry Redknapp et ses hommes n'abordent pas ce premier quart de finale de Ligue des Champions de leur histoire dans les meilleures dispositions. D'autant que le coach anglais déplore l'absence d'Alan Hutton, qui va se faire opérer d'un genou et est out pour la saison, de Jonathan Woodgate, de Ledley King, de Younes Kaboul et peut-être de William Gallas. L'international français souffre du genou droit et sa participation à la rencontre ne devrait être décidée qu'au dernier moment.
Composition des groupes
Real Madrid
Casillas, Adán, Dudek - Ramos, Arbeloa, Pepe, Carvalho, Garay, Marcelo - Lass Diarra, Xabi Alonso, Khedira, Granero, Kaká, Özil, Di María - Cristiano Ronaldo, Higuaín, Adebayor.
Tottenham
Gomes, Cudicini - Corluka, Dawson, Gallas, Bassong, Assou-Ekotto - Sandro, Modric, Lennon, Bale, Huddlestone, Kranjcar, Jenas, Van der Vaart - Crouch, Defoe, Pavlyuchenko
Ils ont dit
Evidemment déçu de la défaite concédée devant Gijon samedi (0-1), José Mourinho ne se fait pas de soucis sur la motivation de ses troupes pour ce quart de finale aller. «La Ligue des Champions est la compétition la plus importante au monde. Nous sommes en quart de finale de la plus grande compétition de clubs au monde. On n'a pas à chercher de motivation. Nous ne devons penser qu'à ce match», estimait le technicien portugais lundi en conférence de presse.
Le milieu de terrain brésilien, Sandro, révélé à l'Europe entière lors des 8es de finale contre Milan, aborde ce quart de finale aller avec une grosse détermination. «On ne peut pas aller là-bas la boule au ventre. On a déjà réalisé de belles performances en Ligue des Champions, on a la capacité de le refaire là-bas», assure l'international brésilien. Ancien de la Maison Blanche, Rafael Van der Vaart a, lui carrément, annoncé «demain, on va gagner 1-0 avec un but de moi» à son arrivée à l'aéroport de Madrid lundi.
Historique des confrontations
Le Real Madrid et Tottenham se retrouveront pour la troisième fois de leur histoire. Les deux clubs s'étaient affrontés en quarts de finale de la Coupe UEFA 1984-85. Les Espagnols s'étaient qualifiés (1-0, 0-0) et allaient décrocher quelques semaines plus tard la première de leurs deux Coupe UEFA (1985 et 1986).
Leurs cinq derniers matches
Real Madrid - Sporting Gijon 0-1 (Liga, 30e j)
Atlético Madrid - Real Madrid 1-2 (Liga, 29e j)
Real Madrid - Lyon 3-0 (LdC, 8es de finale retour)
Real Madrid - Alicante 2-0 (Liga, 28e j)
Racing Santander - Real Madrid 1-3 (Liga, 27e j)
Wigan - Tottenham 0-0 (P. League, 31e j)
Tottenham - West Ham 0-0 (P. League, 30e j)
Tottenham - Milan AC (LdC, 8es de finale retour)
Wolverhampton - Tottenham 3-3 (P. League, 29e j)
Blackpool - Tottenham 3-1 (P. League, 18e j)

Du cash pour les milliers de mercenaires de Kadhafi

Kadhafi disposerait de «dizaines de milliards de dollars» stockés en monnaies variées dans son complexe de Bab Azizia à Tripoli pour payer au moins 25.000 mercenaires.

Mais où Kadhafi trouve-t-il les fonds nécessaires pour payer ses mercenaires africains ? La résolution 1973 du Conseil de sécurité déplore leur «usage systématique», et de nombreux témoignages sur le terrain le confirment : après la défaite de la «Brigade 32» de son fils Khamis, frappée par les avions de la coalition, le Guide libyen préfère garder à Tripoli le gros de ses unités spéciales et envoie au front de plus en plus de soldats de fortunes recrutés en Afrique.
Les mercenaires coûtent cher. Plusieurs centaines de dollars par jour et par homme, affirment des sources libyennes. Payées en cash. Malgré le gel de ses avoirs décrété par la communauté internationale, le colonel n'a apparemment aucun mal à trouver les sommes nécessaires. Il y a d'abord les réserves en billets. Elles sont énormes. Selon le New York Times, qui cite une source proche du gouvernement libyen, Kadhafi dispose de «dizaines de milliards de dollars» stockés en monnaies variées dans son complexe de Bab Azizia à Tripoli. Ce chiffre astronomique ne doit pas surprendre. Avant la crise, la Libye produisait entre 1,6 et 1,8 million de barils par jour. Kadhafi aurait commencé à réaliser une partie des ventes en liquide dès 2003, date de son retour à la légalité internationale et de la reprise de la production pétrolière à un rythme normal. Le Guide savait qu'un jour, les sanctions pourraient être réimposées.
Une partie importante des revenus pétroliers était directement ponctionnée par Kadhafi et sa famille, estime l'avocat français William Bourdon. Son association Sherpa, conjointement avec l'ONG Transparence international France, a déposé une plainte à Paris pour plusieurs motifs, dont le «blanchiment aggravé commis en bande organisée du produit de détournement de fonds publics et autres infractions pénales». La plainte vise les sommes détournés par Kadhafi, sa femme et ses fils. Mais il n'y a pas que le pétrole, il y a aussi le placement de l'argent du pétrole. « Kadhafi a été l'un des premiers dirigeants à comprendre comment profiter de la mondialisation financière », dit Me Bourdon. La Libye, à travers ses sociétés d'investissement à l'étranger et son fonds souverain, a beaucoup utilisé Londres pour les placements financiers et Rome pour les prises de participation dans des entreprises. Là encore, il ne sera pas facile de faire la distinction. Il y a l'argent public libyen, qui doit être gelé, et les sommes carrément volées par les Kadhafi, qui appellent des sanctions pénales. «Mais les deux se juxtaposent parfois », explique l'avocat.
Dans tous les cas, l'argent continue de circuler, souvent à cause de la mauvaise volonté des gouvernements. L'Italie traîne les pieds, accuse Me William Bourdon. De nombreux émissaires libyens seraient toujours en train de circuler à travers le monde, transportant des valises de liquide. La presse belge fait aussi état de transferts de comptes libyens en Belgique vers le Tchad et le Soudan.
En outre, l'estimation des ressources en liquide de Kadhafi doit tenir compte d'un trou noir : combien de millions de barils de pétrole ont été vendus sous le manteau ? L'ONU soupçonne le régime d'avoir falsifié les chiffres officiels de la production, en réalité plus élevé. Des millions de barils auraient été négociés en contrebande par Kadhafi et son entourage, entre autres pour se constituer un trésor de guerre.

Combats «à la tchadienne» 

Ces moyens énormes permettent d'alimenter un flot important de merce­naires. Selon Ali Zeidane, l'un des membres du Conseil national de transition, l'instance politique de la rébellion, ces combattants seraient au moins au nombre de 25.000. Certains, ex-acteurs des nombreuses insurrections africaines soutenues par Kadhafi, ­Sierra-Léonais, Libériens, Touaregs Nigériens et Maliens, ont été incorporés dans l'armée libyenne bien avant le conflit. Mais d'autres sont arrivés après le déclenchement de la rébellion, principalement du Tchad voisin dont le président, Idriss Déby, aurait envoyé des éléments d'élite de la garde républicaine.
Selon un porte-parole mili­taire des rebelles libyens, Ahmad Beni, ces combattants aguerris auraient même pris en mains par endroits la direction des opérations loyalistes, ce qui expliquerait la nouvelle tactique «à la tchadienne» des forces de Kadhafi, menant des attaques rapides à bord de pick-up Toyota. « Si nous avons dû reculer mercredi, c'est que nous nous sommes trouvés en face de milliers d'éléments de la garde républicaine tchadienne», a déclaré le porte-parole.

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