%" assure, dans l'hôpital d'Ajdabiya, le Dr Mohamad Ahmad. "C'était une erreur. Ces voitures étaient trop près des combats, tout près des lignes de Kadhafi. Et un soldat ou un civil Neuf rebelles et quatre ambulanciers ont été tués par erreur à Brega, où se poursuivent les combats. Tripoli rejette le cessez-le-feu proposé par le Conseil de transition. Le point ce samedi.
Des civils tués par un frappe de l'Otan
Un avion de la coalition a ouvert le feu à vendredi à une quinzaine de kilomètres à l'est de Brega sur un convoi de cinq ou six véhicules, dont une ambulance, après qu'un rebelle a tiré en l'air à la mitrailleuse.Neuf rebelles ont trouvé la mort dans cette frappe, ainsi que les quatre occupants de l'ambulance, le conducteur et trois étudiants en médecine de Benghazi.
Selon le déroulement des faits, reconstitué par l'AFP sur place et à Ajdabiya, tout serait parti d'un tir de joie, vers le ciel, d'un insurgé libyen. "L'un de nos hommes a tiré en l'air, après un raid de l'Otan contre les positions des hommes de Kadhafi. Il était heureux, ils avançaient sur Bréga", explique Issa Khamis, chargé à Ajdabiya de la coordination avec les autorités de la rébellion, à Benghazi. "Les avions ont vu des balles traçantes, ils ont certainement cru qu'on leur tirait dessus alors ils ont détruit le convoi", ajoute-t-il.
"C'est un raid de l'aviation. J'en suis sûr à 100
mal entraîné a fait la bêtise de tirer en l'air".
Sur le lieu de la frappe. Photo Andrew Winning / Reuters
A Ajdabiya, acquise à la cause de l'insurrection libyenne, pas une voix ne s'élève pour blâmer l'Otan et ses avions, sans lesquels les rebelles n'ont aucune chance face à l'armée de Tripoli.
Cinq km après l'emplacement du tir sur le convoi civil, une position entière de l'armée de Tripoli a effectivement été détruite vendredi soir par les chasseurs-bombardiers de l'Otan.
Une équipe de journalistes de l'AFP a compté samedi matin, dispersés dans les dunes, sept cadavres de soldats libyens, dont certains atrocement déchiquetés. Près de l'amas de ferraille noirci qui fût l'un de leurs pick-ups, le cratère d'une bombe: cinq mètres de diamètre, deux de profondeur.
L'Otan a de son côté indiqué qu'elle enquêtait sur ces informations, sans pour autant avoir ouvert d'enquête formelle.
Brega repris par les insurgés ?
La bataille pour le contrôle de la ville pétrolière de Brega, dans l'est de la Libye, se poursuivait samedi en fin d'après-midi par d'intenses échanges de tirs entre les forces de Mouammar Kadhafi et les insurgés.
Les rebelles tiraient au lance-roquettes multiple vers le sud de la ville en direction des positions de l'armée loyale à Kadhafi. Le contrôle du terminal pétrolier restait incertain, même si, en début de matinée, des rebelles avaient affirmé tenir cette position.
Des tirs d'obus partaient de la ville vers sa périphérie, ont indiqué à l'AFP des rebelles, de retour du front.
A l'extérieur de Brega. Finbarr O'Reilly / Reuters
Le site pétrolier de Brega constitue depuis plusieurs jours le théâtre d'intenses combats et la ligne de front entre les forces loyalistes et les rebelles, qui avaient dû se replier vers Ajdabiya plus à l'est.
Pas de cessez-le-feu
A Benghazi, fief des rebelles à 1000 km à l'est de la capitale, Moustapha Abdeljalil, chef du Conseil national de transition (CNT) mis en place par la rébellion, s'est dit prêt à respecter un cessez-le-feu, à deux conditions: «que nos frères dans les villes de l'ouest puissent s'exprimer librement et que les forces (pro-Kadhafi) qui assiègent nos villes se retirent.»
Mais Tripoli a rejeté ces conditions vendredi soir, affirmant que les troupes gouvernementales ne quitteraient pas les villes qu'elles contrôlaient.
Civils tués
Onze personnes dont huit civils ont péri en trois jours dans la zone disputée, selon des sources médicales à Ajdabiya, à 80 km à l'est de Brega: cinq civils sont morts mercredi, trois jeudi et trois rebelles vendredi.
Les versions divergeaient cependant sur les circonstances exactes de la mort des civils, l'une affirmant qu'ils avaient été tués dans des raids aériens de la coalition internationale et l'autre disant qu'ils l'avaient été par les forces du colonel Kadhafi.
Tripoli a accusé vendredi soir la coalition internationale de commettre des «crimes contre l'humanité» en bombardant des civils, notamment dans l'est. Selon Moussa Ibrahim, six civils ont été tués jeudi par des frappes de la coalition à Bouargoub, un petit village près de Brega.
Raids de la coalition
Après avoir battu en retraite sous les bombardements de la coalition internationale, les troupes de Mouammar Kadhafi ont marqué des points sur le terrain ces derniers jours, reprenant plusieurs localités aux insurgés, en particulier le site pétrolier de Ras Lanouf.
Elles poursuivaient vendredi leur offensive à coups d'obus de chars et de roquettes sur la ville rebelle de Misrata, à l'est de Tripoli, faisant 28 morts en trois jours, selon un porte-parole des insurgés.
La coalition internationale a mené vendredi soir des raids sur des positions des forces loyales, dans les régions d'El-Khoms (est), et El-Rojban (nord-ouest), a rapporté la télévision d'Etat.
Vendredi, des responsables du Pentagone ont confirmé à l'AFP que l'US Army commencerait à retirer ses avions de combat et ses missiles du théâtre des opérations à partir de ce week-end pour s'en tenir, comme prévu, à un rôle de soutien, l'Otan ayant pris jeudi la direction des opérations assumées depuis le 19 mars par la coalition menée par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni.
Deux-tiers des Français favorables à l'intervention militaire
66% des Français restent favorables à l'intervention militaire de la coalition internationale en Libye deux semaines après le début des opérations, selon un sondage IFOP à paraître dans Dimanche Ouest-France. Un taux d'approbation inchangé par rapport à la précédente enquête Ifop sur le même thème, parue le 23 mars dans France Soir.
18:00
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